samedi 8 septembre 2012

Water plouf

Week-end 100% aquatique !

Samedi, direction Font Estramar. Un collectif de plongeur venu des quatre coins du Sud de la France a pour objectif de filmer les galeries du réseau. Pour ma part, je profite de l'occasion pour réaliser une petite initiation avec Christian.



C'est en apnée que je regarde les plongeurs s'enfoncés dans le puits d'entrée. Puis vient mon tour. Je m'équipe et c'est parti pour une bonne demi-heure de plongée dans la vasque d'entrée. Après avoir quelque peu dompté le matériel, je m'enfonce dans le premier puits jusqu'au départ des galerie à la côte -12 m.
Au retour des plongeur, je profite de lé déco de Paco et Rapha pour leur piquer le locomoteur et faire quelques tour avec dans la vasque. Enfin, nous finissons l'après-midi à la terrasse d'un café de Salses tout en regardant les magnifiques images qui ont été enregistrées.











Dimanche, marmitologie ! Je rejoins Seb, Bernard, Arthur et Casa pour une descente des gorges du Cady à Casteil. Il y a pas mal de monde pour cette période et nous nous dépêchons de rentrer dans le canyon.
Les paysages sont magnifiques. Dominé par les petites Yosémite, nous progressons de vasque en vasque séparé par des toboggans ou petits rappels. Nous sortirons au bout de deux heures de descente pour enchainner le chemin du retour qui nous ramènera au voiture en 45 mn.






mercredi 15 août 2012

Les charognes

Mercredi 15 août, nous découvrons un petit trou avec une aspiration importante sur la crête dominant Lauzadel, au sommet des grands champs. Après une visite chez le propriétaire des lieux, nous engageons une désobstruction que l'on poursuit le dimanche. Nous sommes dans de la cargneule complètement délité ce qui rend l'avancée des travaux compliqués. En fin de journée, nous voyons le départ d'une faille descendante sur environ 5 m.








Le 01/09/12, nous reprenons les travaux dans ce départ que nous avons appelé les Charognes en raison des trois vaches mortes sur le plateau au-dessus. Nous décaissons pas mal de roche pour atteindre la verticale de la faille. Celle-ci est verticale et étroite sur environ 4 à 5 m et demandera un travail d'élargissement important.








Enfin, le dimanche, nous topographions l'aven du Merle que nous mettrons un petit moment à retrouver. Nous repérons au passage un départ qui devra être revu avant le dernier puits.





jeudi 9 août 2012

Spéléo en famille

C'est l'été, les vacances sont là, la famille aussi donc initiation à la spéléo. Je choisis le réseau de Fuilla-Canallette pour faire découvrir la spéléo mes trois cousines Cecile, Clara et Lucie accompagnées par mon frère Yann et de Marta. L'équipement et la découverte du matériel sur le parking de la grotte nous vaudra de bonnes tranches de rigolade avec les parents qui nous ont accompagné pour le départ. Puis c'est parti, nous traversons sans problème la partie visitable (c'était le minimum) et enjambons les barrières au niveau de la salle d'Angkor pour nous enfoncer vers l'intérieur du massif. Les premiers mètres sont délicats mais tout le monde prend rapidement ces marques et le groupe avance rapidement dans les grandes galeries. Nous arrivons à la salle du Lion Louis XIII où nous bifurquons vers les galeries blanches. La progression ralentit du fait des ressauts et petites étroitures qui sont franchit facilement, mais surtout du fait des milliers de concrétions en tous genre que nous ne nous lassons pas de contempler.











Pause repas au début du canyon d'Aragonite avant d’enchaîner les principales difficultés. La traversée du canyon donnera quelques sueurs froides à Yann mais tous le monde s'en sort très bien. Nous montons l'échelle pour rejoindre la salle du Foscor avant d'atteindre la salle d'Amour. Les batailles de boue vont bon train et les plus virulents commence à être complètement nappé d'une argile digne des meilleurs balnéothérapies ! Enfin les lumières des aménagements apparaissent au bout du tunnel. Nous émergeons de l'obscurité sous le regard curieux des touristes après 7h de joyeux moments en famille.








samedi 28 juillet 2012

Vieilles Perles

Samedi 28/07/2012, nous revoilà, Seb et moi, devant la Grotte des Vieilles Perles bien décidé à continuer l'exploration. Nous atteignons rapidement notre terminus précédent à environ 60 mètres de l'entrée. Nous commençons par finir la topo de la diaclase latérale avant de nous attaquer au boyau qui nous avait stoppé lors de notre précédente explo. Nous abaissons le niveau du sol avec un grattoir pour pouvoir avancer. On atterrit au bout de 5 m dans une petite alcôve. Au premier coup d'oeil, il n'y a pas de suite évidente mais en regardant de plus près, la suite se situe derrière un mur de calcite. On voit la suite du chenal de voûte mais il est complètement obstrué par de l'argile. Nous ne résistons pas à l'envie d'y gratter mais pour cela, il faut tomber la paroi de concrétion qui nous barre la route. D'une épaisseur de pas plus de 50 cm, nous pensons que ce sera chose faite rapidement. Malheureusement, le premier perçage nous annonce la couleur. Une boue liquide de concrétion s'échappe du trou et bien évidement le tir à la paille foire. Nous tentons alors de l’abattre manuellement mais au bout d'une heure, nous ne parvenons qu'à passer la main au travers d'un petit trou. On s'attaque alors à la paroi en place sur la gauche mais les gaz s'accumulent dans l'alcôve et nous devons rebrousser chemin.




Retour sur les lieux le lendemain. Les gaz se sont dissipé et j'en profite pour réaliser un nouveau tir. A nouveau, la cloche est saturé. Nous changeons donc de chantier pour nous attaquer au point bas dans la diaclase qui absorbe le ruissellement et qui semble légèrement ventilé. Le chantier est important donc nous attaquons large pour se faire de la place. Nous ferons également un tir au fond de la diaclase qui nous livrera un mètre de première !! Au final, la suite de cette cavité n'est pas si évidente. Le fil conducteur qu'est le chenal de voûte est totalement obstrué par de la glaise et le chantier pour y accéder est délicat. Le point bas dans la diaclase demandera plusieurs séances avant de pouvoir voir la suite. En gros, du travail pour l'avenir.

samedi 21 juillet 2012

Aven de la Vache et Vieilles Perles

Surprise vendredi soir en arrivant à Malabrac ! En effet, un panneau rouge fixé à la porte indique "propriété privée, défense d'entrée" et un cadenas à code nous empêche d'accéder au refuge !! La première réaction est la colère et heureusement que nous n'avions pas la barre à mine à porter de main. Après réflexion, nous préférons appeler le propriétaire qui nous indique qu'il ne veut pas voir de touriste à Malabrac (certainement en raison de l'agitation autour de Bugarach) mais que pour nous, il n'y a aucuns soucis. Le code en poche, nous pouvons finalement nous installer et lancer la cuisson des moules à l’aïoli.



Samedi, nous abandonnons Marta à sa bronzette dans le hamac pour rentrer sous terre dans l'Aven de la Vache. Nous descendons rapidement jusqu'à -250 m où nous avions repéré une escalade intéressante. Le courant d'air disparaît peu après donc nous pensons que c'est ici qu'il faut chercher en hauteur. J'attaque l'escalade et monte 5 m en léger surplomb jusqu'à un rétrécissement des deux parois. Là, je remarque alors la présence d'un spit sur la paroi opposée, nous ne sommes pas les premiers... Je poursuis tout de même mon ascension jusqu'à une veille sangle laissé par mes prédécesseurs en guise de relais. De là, la cheminée se poursuit plus étroite mais je préfère bifurquer sur la droite pour atteindre un départ derrière une lame. Là aussi une vieille sangle m'indique que les lieux ont déjà été visités. La suite est un petit méandre descendant sur 3 m où la corde est inutile. J'aboutis à la base d'un petit puits de 5 m concrétionné où coule un filet d'eau qui se perd dans une fissure étroite à mes pieds. Je monte en escalade le puits et progresse de quelques mètres dans un méandre étroit. La suite est étroite mais une désobstruction en règle permettrait de progresser facilement. Le plus intéressant est que tous le courant d'air de cette branche passe par là, et ca souffle fort !! Enfin, nous avons trouvé où ce courant d'air disparait et la question que nous nous posons est pourquoi nos prédécesseurs n'ont ils pas tenté d'avancer dans cette zone ? Nous remonterons tranquillement pour sortir en fin de journée sous un beau soleil.

    Le lendemain, le temps est toujours au beau fixe et nous décidons d'aller revoir la grotte du Sarrat Réal que j'avais repéré le week-end précédent. Nous partons à pied de Malabrac et nous mettrons deux bonnes heures à atteindre la cavité à travers le maquis. Le vent souffle très fort au sommet du Sarrat et je m'engage dans la grotte suivi de Seb. Je descends une dizaines de mètres pour me retrouver devant une étroiture balayée par des bourrasques de vent. Je m'y faufile suivi de Seb et l'on se retrouve dans l'Abri Sous-Roche du Sarrat Réal, comme je m'en doutais... Le reste de la troupe nous rejoint, Marta et moi réalisons rapidement la topo de cette mini-traversée avant de casse-crouter dans les restes de la bergerie de l'abri sous-roche pour nous protéger des rafales.




Nous prenons le chemin du retour en remontant le ravin de la Cauneille en direction des grands champs. Je profite de la pause pipi pour m'échapper et prospecter un flanc du ravin qui semble intéressant. Très vite, je découvre une petite entrée ouverte sur le flanc d'un jolie lapiaz où je suis rejoins par Marta et Berna. De l'extérieur, cela semble être une faille de surface mais je m'engage car je perçois un net écho. Dès mon entrée, je remarque un superbe chenal de voûte au plafond et en quelques mètres, j'aboutis dans une belle salle. Je remonte une coulée de calcite jusqu'à un rétrécissement dans les concrétions. Je ressorts annoncer la bonne nouvelle à mes compagnons et nous décidons avec Marta de faire la topo, Seb ayant continué dans le ravin et étant hors de portée de nos appels. Nous faisons la topo jusqu'au rétrécissement qui m'a arrêté. A cet endroit, le sol est constitué de vieux gours remplis de vieilles perles des cavernes, ce qui donnera le nom à la cavité : Grotte des Vieilles Perles. La suite semble être un amont et nous avons bien peur que cela ne se poursuive pas bien loin. Nous poussons quand même la topo dans le boyau concrétionné et après un coude, je me retrouve devant une étroiture. Je force l'obstacle et découvre avec surprise que ça s'agrandie. Marta me rejoint et nous poursuivons la topo. Nous débouchons finalement dans un beau tronçon de galerie concrétionné de 3  m de large sur 5 à 6 m de haut. Le plus surprenant est que nous sommes à nouveau dans un aval et nous suivons toujours le chenal de voute. Au bout d'une dizaine de mètres, une grande diaclase s'ouvre sur la droite mais se finit rapidement sur un puits remontant. Tout droit, un remplissage rejoint le chenal de voute et forme une étroiture. Nous voyons clairement une suite plus large derrière mais nous en avons assez pour aujourd'hui et nos compagnons nous attendent à l'extérieur. Au retour, nous notons la présence d'un net courant d'air aspirant qui nous présage de bonnes choses pour la suite... en total, nous aurons réalisé une soixantaine de mètres de première.