Affichage des articles dont le libellé est Massif Roc Paradet. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Massif Roc Paradet. Afficher tous les articles

samedi 26 octobre 2019

Balade dans le réseau Fanges-Paradet

Samedi 26 novembre 2019
Réseau Fanges-Paradet (Cthulhu Démoniaque et Puits de l'Engoulevent)
Participants : Anaïs B., Charlie B. et Nico A.

  Anaïs et Charlie souhaitent découvrir ce fabuleux réseau et moi je ne m'en lasse jamais. Du coup, rencard est pris samedi matin. On passe chez Sylvette et Bernard pour prendre des infos sur l'état du réseau. Aux dernières nouvelles, le Cthulhu ne souffle pas, ce qui veut dire que nous n'iront pas loin, les dernières pluies ont certainement rempli les siphons. On continu jusqu'au départ de la piste au bord de la route qui mène au Col Saint Louis. Un petit kilomètre à pied nous amène au bord de la cavité. En effet, pas un pet d'air... On s'engage quand même sachant qu'on pourra visiter les 300 premiers mètres. Tous les gours sont remplis d'eau ce qui donne une allure magnifique à la cavité bien différente de d'habitude ! Ça coule un peu partout et, au bout de 300 m, on bute comme prévu sur le siphon des Scatophages qui est bien plein. Nous ressortons en visitant quelques galeries latérales.





  Dehors il pleut. On se rabat sur la deuxième entrée du réseau située une trentaine de mètres plus haut, le Puits de l'Engoulevent. Là, le courant d'air est bien présent. On parcours rapidement les passages étroits et ressaut qui mène vers -60 m grâce aux élargissements effectués pour les exercices secours. Au pied de la première corde, le niveau d'eau oblige à remplir la botte. On remonte le P12 et le P25 en démêlant la corde qui s'est enroulée à cause des crues. Un petit ressaut nous permet de prendre pied dans le système de grandes diaclases en passant au dessus du départ qui mène au P120. Les marques du travail de l'eau sont présentent partout, c'est magnifique. On se balade jusqu'à l'affluent du Téteur de Chèvre où un ressaut de 5 m non équipé nous arrête. De toute manière, nous ne sommes plus très loin du siphon de la Bassine qui Chemine qui nous aurait arrêté (il faut creuser dans le sable pour passer). Retour tranquillement en visitant les départs à droite et à gauche. Nous sortons vers 17h sous une pluie battante et allons prendre l'apéro chez les Ours avant le retour à la maison. 





Désolé à tous les copains qui auront stressé une partie de la nuits... Je vous paye l'apéro très vite !! ;-) 

samedi 13 avril 2019

La Tirounère

Samedi 13 avril 2019
Résurgence de la Tirounère (Saint Paul de Fenouillet, 66)
Participants : R. Jaud, M. Ruiz et N. Aleman (TES)

C'était enfin le jour du grand bain ! J'ai pu enfin voir les entrailles d'une des plus importantes résurgences du département : la Tirounère. Cette source draine le massif Fanges-Paradet de près de 60km². L'entrée s'ouvre dans le lit de l'Agly à la sortie des Gorges de Galamus et possède un débit moyen de 840 l/s. La galerie noyée atteint un point bas à -12 m avant de remonter jusqu'à la surface à 65 m de l'entrée. On atteint alors la base du Barrenc de la Tirounère qui est équipé d'une pompe pour l'alimentation en eau de Saint Paul. En poursuivant vers l'amont, la galerie bute sur une trémie à -12m derrière laquelle la galerie a été reconnu depuis l'Aven des Anarchistes.  Cette dernière cavité donne accès au siphon amont (S3) qui a été plongé jusqu'à une profondeur de -106 m par G. Tixier. 

Aujourd'hui, notre objectif est moindre bien évidement et consiste simplement à mon initiation dans la partie aval de la cavité. L'équipement se fait sur le parking et on s'immerge dans la petite retenue qui cache l'entrée de la résurgence. On parcours quelques dizaines de mètres dans le lit de l'Agly avant de descendre dans le porche béant de la cavité. Un pan incliné ébouleux nous amène à -12m devant une étroiture qui aujourd'hui porte bien son nom. En effet, le passage bas est comblé de galet et sable et ne laisse qu'un passage de 50 cm de diamètre. Rapha s’attelle à désobstruer le passage et parvient au bout d'une bonne demi heure d'effort malgré le fort courant à franchir l'obstacle. Cela reste malgré tout trop étroit pour moi et mon Bi-12 pour une première plongée. Nous faisons donc demi tour pour aller se balader un peu dans l'amont de la rivière.

Quelques images :


Merci à Rapha pour l'invitation, le matos et les enseignements et merci à Paco pour l'assistance !
Ça donne envie de se mettre à la plongée et surtout de reprendre les travaux sur le massif !

dimanche 1 mai 2016

Exercice secours à l'Aven Tura

01/05/2016
Aven Tura, Caudiès-de-Fenouillèdes
Participants : Sébastien Henrion, Sébastien Démeautis, Raphaël Jaud, Eric G., Chloé P., Nicolas Aleman + 18 spéléos

L’heure de rendez-vous était fixée à 8h au SDIS 66. Après récupération du VLHR, le matériel est chargé et les équipes partent en convoi en direction de Caudiès. Sur place, les trois véhicules 4x4 montent le matériel et le personnel jusqu’au hameau de Malabrac, une petite équipe fera la piste à pied. Les bâtiments du hameau permettent de déposer le matériel et de se changer à l’abri de la forte tramontane. Vers 10h, une première équipe composée de Stéphane F., Fanny R. et Eric G. part avec pour mission d’équiper la cavité jusqu’à -150 m, à la base du P36. Pendant ce temps, Jean-Laurent L. présente la caisse médicale aux personnels. Les personnels sont ensuite répartis en équipe de 3 avec un chef d’équipe, chaque équipe ayant pour mission d’équiper une partie de la cavité pour l’évacuation.
Vers midi, toute les équipes sont sous terre et s’activent sur leurs ateliers. La cavité n’ayant jamais l’objet d’exercice secours, plusieurs spits doivent être plantés, un bon exercice pour certains qui n’en ont pas l’habitude. Vu la configuration bien vertical des puits, les ateliers sont principalement des balanciers. La civière décolle du fond vers 15h et les obstacles s’enchainent. Les reprises se font sans difficultés. Seul une sortie de puits en méandre étroit nécessitera un peu plus de travail mais l’équipe en place trouvera une solution efficace pour extraire la civière de ce mauvais pas. La victime fictive est sortie du brancard en bas du P10 car l’étroiture en bas du puits d’entrée ne permet pas son évacuation. Le déséquipement de la cavité s’organise dans la foulée et la sortie des personnels s’échelonnera entre 18h et 20h. De retour à Malabrac, le matériel est rangé et un petit débriefing permet de clôturer l’exercice.
Le temps du trajet, nous nous retrouvons au SDIS vers 22h pour le rangement du matériel. Au vu de l’heure tardive, il est décidé d’un commun accord de nous retrouver le mercredi soir pour le nettoyage du matériel. Toutes les personnes ayant participé à ce nettoyage sont aujourd’hui vivement remerciées !!

Cela faisait quelques temps que nous souhaitions organiser un exercice sur le plateau de Malabrac. Ce haut lieu de la spéléologie locale n’avait pas vu les équipes de secours depuis de nombreuses années, excepté un barnum à l’Aven de la Vache. Malgré les difficultés (temps de trajet, accès, climatologie…), un grand nombre d’équipiers a encore une fois répondu à l’appel. Du point de vue technique, l’exercice s’est déroulé de façon optimale puisque la civière a été évacuée depuis la côte -150 m sans aucunes difficultés. Du point de vue formation, chaque équipier a su trouver sa place et s’intégrer au sein d’une équipe avec des missions diverses et dans des conditions de quasi-réel. Enfin, du point de vue organisation, les conditions météorologiques et la zone géographique éloignée ont fait déborder le timing, mais cela n’a pas affecté la détermination de la quasi-totalité des personnels engagés. Merci à tous les participants à cet exercice et rendez-vous le 20/11/16 pour un nouvel entrainement !

Départ pour l'équipement

Le refuge de Malabrac, camps de base pour le secours


Présentation du matériel médical


Le P56 de l'Aven Tura


Le puits d'entrée de 18 m de l'Aven Tura

Sur le lapiaz au bord de la cavité

dimanche 11 mai 2014

Retour sur le plateau

Participant : Seb H., Chloé P., Nico A. et Berna E.

Cela faisait quelques temps que nous n'avions pas eu l'occasion de monter à Malabrac. Nous y revoilà vendredi soir pour un petit weekend spéléo. Le samedi matin midi, le réveil est difficile après la soirée de la veille et le temps pourri qui sévit à l’extérieur ne nous pousse pas à nous dépêcher. Et c'est bien couvert que nous prenons la piste direction le hameau de Campeau. Nous nous garons à la bergerie de la Couillade pour rejoindre le hameau à pied. Nous poursuivons notre ballade en remontant vers le col de Péchine avant de bifurquer vers le plat des Pradasses. Quelques dolines sont fouillées au passage sans grand résultats. Nous redescendons à flanc pour rattraper le GR qui mène du Roc Paradet. Au retour vers Campeau, nous faisons une petite halte pour revoir la grotte du Crâne de Cristal. Nous remplissons le 4x4 de branche morte pour la soirée où les gambas seront à l'honneur !
Dimanche matin, le temps est plus clément. Nous rangeons le refuge avant de prendre la direction du plat de Montauriol sur le massif de la forêt des Fanges. Nous profitons du soleil qui a fait sa réapparition pour manger dans une clairière. L'après midi est consacrée à la fouille das nombreuses dolines qui s'ouvrent de part et d'autre de la piste. Seb repère un soutirage dans la terre au milieu d'un talweg. Celui-ci semble relativement récent et nous y attaquons une désobstruction en règle. Toutefois, au bout 1h de travail, nous abandonnons sur un départ étroit dans la terre. Il faudrait creuser plus large pour être à l'aise. Affaire à suivre...

mardi 22 avril 2014

Grotte du Pla de Moulis (Prugnanes)

Lundi en début d'après-midi, le temps semble un peu plus clément. Je profite de cette accalmie pour prospecter du côté du Pla del Mouli au-dessus des Gorges de Galamus, sou le Roc del Nissol. Très rapidement, je retrouve la Grotte du Pla del Moulis. Je fais une petite visite rapide des grandes salles concrétionnées qui remonte en suivant le pendage. Les parties basses de la cavités légèrement ventilées sont à revoir. Je poursuit ma balade en prospectant sur le plat puis en redescendant en empruntant le ravin de Llauret sans rien découvrir de vraiment intéressant.

mardi 11 mars 2014

La Vache : des nouvelles du fond.

Début février : Christian, Paco et Seb hyper motivés tentent une incartade dans la vache et caressent l'espoir de première en haut d'une escalade au fond de la cavité.
Les kits sont préparés méthodiquement sous un beau soleil et le puits d'entrée est descendu rapidement. Connaissant bien la cavité, j'observe un ruissellement anormalement élevé en bas du puits d'entrée, la cavité est certainement "en crue" due aux dernières précipitations et neige sur le plateau. Je leur propose de changer notre fusil d'épaule : abandon du matos de désob et direction le fond pour une reconnaissance et remonter du matos.
En effet une fois les pieds en bas de la trémie, les conduites forcées sont parcourues par un mince filet d'eau, qui se met à grossir au fur et à mesure de notre progression. Nous observons une belle vingtaine de chauves souries de 2 espèces distinctes disséminées dans la trémie. Arrivés peu après la plateforme des 7 nains, le débit d'eau est respectable ainsi que le bruit, toutes les concrétions ruissellent, j'ai l’impression de redécouvrir la cavité, c'est seulement la seconde fois en plus de 15 ans que j'observe une crue dans la vache.
Nous avalons un petit sandwich, pour certain une saloperie en barre, avant de remonter avec du matos d'escalade abandonné il y a plus de 6 mois par moi même et Nico.
Nous ressortirons de très bonne heure et la soirée finira par une bouffe chez Berna avec tout plein de monde dont Lio qui rentre de son séjour linguistique en Patagonie.

Samedi 8 mars : c'est une nouvelle équipe composée de Christian, Lionel, Arthur et Seb qui se lancent à nouveau à l’assaut de l'objectif. Transportés par le discret Toy de Christian, nous mettrons le pied sous terre vers 11h. Arrivés au pied de l'escalade, il ne subsiste plus qu'un petit filet d'eau, la crue se tarie. J'attaque en premier, je remonte l'escalade et passe un passage rétrécis incliné et glissant sur un mauvais point, j'avais placé 2 morceaux de cornière pour facilité la progression. L’amarrage doublé, Arthur me rejoint, il passe devant pour remonter le puits suivant de 5m et place une corde afin de faciliter la progression. Je me colle alors à la désob en haut de cette ultime escalade où s'engouffre l'air de la cavité (aujourd'hui elle aspirait légèrement) et d'où coule en permanence un filet d'eau. La configuration est d'une  vingtaine de cm de largeur sur 1,5m de hauteur. J'élargis à 50cm pour aller voir en effectuant 3 tirs en 11 trous. Le dernier tir quelque peu foireux aura décroché un gros bloc qui aujourd'hui est resté coincé je ne sait comment tout en haut du passage.
Pendant ce temps Lio aura ré-équiper correctement le passage.
Nous remontons à la surface pour 19h. J'en ai plein les pattes et d'ailleurs je l'ai traîné sur ce coup là (la patte!).
Arthur et Lio en errant dans la trémie ont mis la main sur un trésor de guerre : 4 boites de sardines supérieures du Portugal avec pour date limite de consommation 1997. Pour autant, nous en dégusterons une le soir lors d'un apéro bouffe chez Doumé à Belcaire. Du haut de leur 17 années de péremptions, ces petites bêtes sont encore fameuses !!!

Prochaine sortie : titillage de bloc et peut être déséquipement ? Perspective de première : il faut pouvoir aller mettre la tête en haut pour comprendre la configuration mais certainement encore une rafale de tir à la clef.



samedi 10 août 2013

Malabrac again...

Participants : Henrion S., Aleman N. + Guilhem H. (SCA)


Départ samedi en fin de matinée de Perpignan, nous retrouvons Lionel à Saint Paul pour déjeuner. Il nous quitte en début d'après midi pour aller encadrer un groupe dans Galamus. De notre côté, nous rejoignons Henri au col Saint Louis. Lors d'une randonnée dans le secteur du Roc Méric, il a en effet repéré quelques trous souffleurs qu'il souhaitait nous montrer. Nous montons jusqu'au relais téléphonique par une piste en mauvais état. Changé rapidement, Henri nous guide jusqu'au pied des falaises où s'ouvrent plusieurs petites failles ventilées. En farfouillant un peu, on repère un départ intéressant et nous attaquons une désobstruction en règle. Rapidement, on peux voir sur environ deux mètres un conduit étroit mais qui présente quelques formes d'érosion intéressantes. Même si une grosse partie des courants d'air semblent être la conséquence d'une relation entre toutes ces factures, ce départ sera tout de même à revoir. Nous marquons la cavité (EM20) avant de remonter sur le plateau. Seb ramène Henri au col par la piste et j'en profite pour rallier Malabrac en coupant par le plateau de la Gorbelhe. Je traverse des zone intéressantes et trouve un départ pénétrable. Je lève la tête et aperçoit un marquage presque effacé. Je viens de retrouver l'Aven des Loirs (EM06, -90 m) que j'avais déjà cherché sans succès. J'en profite pour pointer la cavité et je rejoins Seb au refuge.





Levé tranquille le dimanche matin avec pour objectif de poursuivre la désobstruction entamé la semaine dernière. Nous arrivons sur place vers 11h et nous entamons rapidement les hostilités. Les pailles s’enchaînent mais le passage reste étroit et la suite est comblée par les gravas. Après environs 5 h d’efforts, un dernier tir nous offre la place suffisante pour évacuer les déblais coincés au fond. L'extraction de deux grosse lame rouvre le passage qui devient rapidement pénétrable. Je descend d'environs 3 m supplémentaires mais je suis arrêté par une nouvelle étroiture ponctuelle. Derrière, je peu sonder un ressaut étroit de quelques mètres. Cette cavité ne se livre pas facilement et nous décidons de revenir une prochaine fois...





dimanche 4 août 2013

Un nouveau trou

Participants : Henrion S. et Aleman N.
TPST : 0h



Samedi, montée en milieu d'après midi vers le plateau de Malabrac. On installe rapidement les affaires au refuges et nous partons en prospection dans le ravin de la Cauneille, au pied du pic Llauruc. Arrivés sur les premiers affleurements, je découvre rapidement un petit effondrement terreux pas plus gros que le poing. La terre très sèche nécessitera des outils pour élargir l'entrée. Nous poursuivons notre recherche à flanc pendant quelques heures. La progression est difficile dans les buis et le lapiaz et nous ne découvrirons rien de vraiment intéressant. Retour au refuge en faisant le plein de bois pour la grillade.

Le lendemain, retour sur les lieux avec tout le matériel nécessaire à l'élargissement du trou repéré la vieille. La terre très sèche et les nombreuses racines nous rendent la tache difficile. Nous sommes prêt à abandonner l'affaire lorsque la barre à mine s'enfonce de toute sa longueur. On remue un peu et une ouverture apparaît laissant entrevoir du vide. Un jet de pierre dans l'orifice nous indique une verticale d'une quinzaine de mètres. Ce vide nous permet d'évacuer plus rapidement la terre et il nous faut alors sortir le perfo. Les pailles s’enchaînent et nous stoppons après avoir vidé les deux accus. Il manque encore 4 ou 5 tirs pour atteindre un élargissement et voir la suite de la cavité. Malheureusement, nous n'avons dénoté aucun courant d'air malgré la forte chaleur ce qui laisse peu d'espoir sur cette cavité. La suite au prochain épisode....








dimanche 21 juillet 2013

L'Engoulevent : épisode 6

Participants : Christian, Paco, Sophie (RE), Seb D., Domi (ESR), Nico, Chloé (TES), Laurent, Cédrine (SCA), Pascal (SCP).
TPST : 5h

Une fois n'est pas coutume, nous sommes 10 spéléos pour vérifier la calibration des étroitures et repérer la cavité pour l'exercice. Un bel interclub puisque 3 département sont représentés : PO, Aude et même Poitou !

Nous rentrons sous terre en fin de matinée avec la civière à vide. Dès l'entrée, ça coince un peu, il faudra recalibrer. La suite passe bien et nous laisserons la civière au pied des premières verticales. Après un petit casse-croûte, nous poursuivons jusqu'en haut du P18, Ce sera certainement suffisant pour le secours de septembre.
La retour s'effectue sans problème sauf pour moi. Une vive douleur au côte me prend à mis parcours. Je parviens tout de même à sortir à chaud. Sortie en fin d'après midi, nous croisons Sylvette et Bernard Ournié qui étaient en explo au Cthulhu. Après une bonne discussion sur les dernières explos, retour au SDIS pour nettoyer le matériel.

Pour ma part, élongation musculaire d'un muscle dorsale, piqûre, immobilisation et deux semaines de repos... Que du bonheur !!

vendredi 21 juin 2013

Désobstuction à l'Engoulevent

Je reviens à la charge !!!
Petit rappel, le barnum de septembre doit se dérouler dans le Puits de l’Engoulevent sur la commune de Caudiès-de-Fenouillèdes (66). Comme annoncé depuis le début d’année, cette cavité nécessite quelques aménagements dans la zone d’entrée pour la progression de la civière. Dans ce cadre, trois sorties d’aménagement ont déjà été réalisées et ont regroupé 2 à 4 personnes !!! Le chantier a avancé mais il reste du boulot pour tout le monde (on est sympa, on vous en a laissé).
Nous vous proposons donc de nous retrouver les weekend des 29 et 30 juin, 6 et 7 juillet et 20 et 21 juillet pour casser du cailloux. Nous aurons pour l’occasion un groupe électrogène et un marteau-piqueur pour nous faciliter le travail.
Il ne vous reste plus qu’à composer le 06.33.26.35.41 ou envoyer un mail à sebastien.henrion@gmail.com et taper 1 si vous venez, 2 si vous serais là ou 3 si vous venez avec tous vos amis.
Cette fois ci, pas d’excuse, la fête des mère et des pères son passées et si il pleut, on sera mieux dedans.

A très bientôt sous-terre !!!

mardi 28 mai 2013

Désobstruction à l'engoulevent, la suite .... et pas la fin!

Participants : Henrion S., Aleman N.
TPST : 5h

Samedi 25 mai, nous re-voila à l'engoulevent pour casser des cailloux.

Nico et Seb, le moral dans les bottes, s'affairent sur le dernier chantier qui reste encore étroit pour un gabarit civière. Les premières pailles foirent et le moral ne remonte toujours pas, mais après 2 heures d'efforts, l'acharnement faisant que quelques blocs de matériaux colmatés cèdent et un tir magique génère même de la gravette, et hop d'un coup le moral remonte. Le gabarit est jugé convenable moyennant une bonne gestion du placement dans l'espace de la future victime.

Nous avançons sur l'obstacle suivant. Quelques blocs sont déchaussés et des tirs effectués dans cette première partie mais la configuration de la suite de cet obstacle nous vole tout le moral qui pouvait nous rester. Arrêt sur mèche cassée! (bien qu'ayant une mèche de rechange !)

En effet la suite est relativement étroite et les chicanes s’enchaînent toutes constituées dans ce matériau ou les tirs sont très délicats à réaliser (conglomérat). Ce chantier nécessite de la main d'oeuvre pour évacuer les déblais et certainement un marteau piqueur électrique ou bien tout simplement une baguette magique.

A bon entendeur, nous vous proposerons une date très rapidement dès que nous aurons trouver le groupe électrogène et le piqueur ou la baguette magique.

mercredi 19 décembre 2012

Prochaine destination : Plateau de Sault !

Chers Troglos, le week-end prochain (22 et 23/12/2012), une sortie est organisée au SP4 sur le plateau de Sault pour réaliser une escalade et une désob à -260 m. Nous profiterons également du week-end pour aller revoir la perte repérée la semaine dernière (cf. post précédent). Tout ce programme dépend bien évidement de l'issue de la fin du monde (bon courage au passage aux camarades qui font le pied de grue devant les trous de Bugarach, n'abusez pas de la soupe aux choux !).

En attendant ces prochaines explos, je vous livre un document inédit, sortie tout droit des archives !! Attention, certaines images peuvent heurter la sensibilité des plus jeunes !!!


jeudi 27 septembre 2012

Séisme dans l'Aven du Paradet

Voici une petite vidéo qui présente une étude réalisé par E. Gilli sur les dégâts causés par les séismes et la glace dans l'Aven du Paradet.

mercredi 15 août 2012

Les charognes

Mercredi 15 août, nous découvrons un petit trou avec une aspiration importante sur la crête dominant Lauzadel, au sommet des grands champs. Après une visite chez le propriétaire des lieux, nous engageons une désobstruction que l'on poursuit le dimanche. Nous sommes dans de la cargneule complètement délité ce qui rend l'avancée des travaux compliqués. En fin de journée, nous voyons le départ d'une faille descendante sur environ 5 m.








Le 01/09/12, nous reprenons les travaux dans ce départ que nous avons appelé les Charognes en raison des trois vaches mortes sur le plateau au-dessus. Nous décaissons pas mal de roche pour atteindre la verticale de la faille. Celle-ci est verticale et étroite sur environ 4 à 5 m et demandera un travail d'élargissement important.








Enfin, le dimanche, nous topographions l'aven du Merle que nous mettrons un petit moment à retrouver. Nous repérons au passage un départ qui devra être revu avant le dernier puits.





samedi 28 juillet 2012

Vieilles Perles

Samedi 28/07/2012, nous revoilà, Seb et moi, devant la Grotte des Vieilles Perles bien décidé à continuer l'exploration. Nous atteignons rapidement notre terminus précédent à environ 60 mètres de l'entrée. Nous commençons par finir la topo de la diaclase latérale avant de nous attaquer au boyau qui nous avait stoppé lors de notre précédente explo. Nous abaissons le niveau du sol avec un grattoir pour pouvoir avancer. On atterrit au bout de 5 m dans une petite alcôve. Au premier coup d'oeil, il n'y a pas de suite évidente mais en regardant de plus près, la suite se situe derrière un mur de calcite. On voit la suite du chenal de voûte mais il est complètement obstrué par de l'argile. Nous ne résistons pas à l'envie d'y gratter mais pour cela, il faut tomber la paroi de concrétion qui nous barre la route. D'une épaisseur de pas plus de 50 cm, nous pensons que ce sera chose faite rapidement. Malheureusement, le premier perçage nous annonce la couleur. Une boue liquide de concrétion s'échappe du trou et bien évidement le tir à la paille foire. Nous tentons alors de l’abattre manuellement mais au bout d'une heure, nous ne parvenons qu'à passer la main au travers d'un petit trou. On s'attaque alors à la paroi en place sur la gauche mais les gaz s'accumulent dans l'alcôve et nous devons rebrousser chemin.




Retour sur les lieux le lendemain. Les gaz se sont dissipé et j'en profite pour réaliser un nouveau tir. A nouveau, la cloche est saturé. Nous changeons donc de chantier pour nous attaquer au point bas dans la diaclase qui absorbe le ruissellement et qui semble légèrement ventilé. Le chantier est important donc nous attaquons large pour se faire de la place. Nous ferons également un tir au fond de la diaclase qui nous livrera un mètre de première !! Au final, la suite de cette cavité n'est pas si évidente. Le fil conducteur qu'est le chenal de voûte est totalement obstrué par de la glaise et le chantier pour y accéder est délicat. Le point bas dans la diaclase demandera plusieurs séances avant de pouvoir voir la suite. En gros, du travail pour l'avenir.

samedi 21 juillet 2012

Aven de la Vache et Vieilles Perles

Surprise vendredi soir en arrivant à Malabrac ! En effet, un panneau rouge fixé à la porte indique "propriété privée, défense d'entrée" et un cadenas à code nous empêche d'accéder au refuge !! La première réaction est la colère et heureusement que nous n'avions pas la barre à mine à porter de main. Après réflexion, nous préférons appeler le propriétaire qui nous indique qu'il ne veut pas voir de touriste à Malabrac (certainement en raison de l'agitation autour de Bugarach) mais que pour nous, il n'y a aucuns soucis. Le code en poche, nous pouvons finalement nous installer et lancer la cuisson des moules à l’aïoli.



Samedi, nous abandonnons Marta à sa bronzette dans le hamac pour rentrer sous terre dans l'Aven de la Vache. Nous descendons rapidement jusqu'à -250 m où nous avions repéré une escalade intéressante. Le courant d'air disparaît peu après donc nous pensons que c'est ici qu'il faut chercher en hauteur. J'attaque l'escalade et monte 5 m en léger surplomb jusqu'à un rétrécissement des deux parois. Là, je remarque alors la présence d'un spit sur la paroi opposée, nous ne sommes pas les premiers... Je poursuis tout de même mon ascension jusqu'à une veille sangle laissé par mes prédécesseurs en guise de relais. De là, la cheminée se poursuit plus étroite mais je préfère bifurquer sur la droite pour atteindre un départ derrière une lame. Là aussi une vieille sangle m'indique que les lieux ont déjà été visités. La suite est un petit méandre descendant sur 3 m où la corde est inutile. J'aboutis à la base d'un petit puits de 5 m concrétionné où coule un filet d'eau qui se perd dans une fissure étroite à mes pieds. Je monte en escalade le puits et progresse de quelques mètres dans un méandre étroit. La suite est étroite mais une désobstruction en règle permettrait de progresser facilement. Le plus intéressant est que tous le courant d'air de cette branche passe par là, et ca souffle fort !! Enfin, nous avons trouvé où ce courant d'air disparait et la question que nous nous posons est pourquoi nos prédécesseurs n'ont ils pas tenté d'avancer dans cette zone ? Nous remonterons tranquillement pour sortir en fin de journée sous un beau soleil.

    Le lendemain, le temps est toujours au beau fixe et nous décidons d'aller revoir la grotte du Sarrat Réal que j'avais repéré le week-end précédent. Nous partons à pied de Malabrac et nous mettrons deux bonnes heures à atteindre la cavité à travers le maquis. Le vent souffle très fort au sommet du Sarrat et je m'engage dans la grotte suivi de Seb. Je descends une dizaines de mètres pour me retrouver devant une étroiture balayée par des bourrasques de vent. Je m'y faufile suivi de Seb et l'on se retrouve dans l'Abri Sous-Roche du Sarrat Réal, comme je m'en doutais... Le reste de la troupe nous rejoint, Marta et moi réalisons rapidement la topo de cette mini-traversée avant de casse-crouter dans les restes de la bergerie de l'abri sous-roche pour nous protéger des rafales.




Nous prenons le chemin du retour en remontant le ravin de la Cauneille en direction des grands champs. Je profite de la pause pipi pour m'échapper et prospecter un flanc du ravin qui semble intéressant. Très vite, je découvre une petite entrée ouverte sur le flanc d'un jolie lapiaz où je suis rejoins par Marta et Berna. De l'extérieur, cela semble être une faille de surface mais je m'engage car je perçois un net écho. Dès mon entrée, je remarque un superbe chenal de voûte au plafond et en quelques mètres, j'aboutis dans une belle salle. Je remonte une coulée de calcite jusqu'à un rétrécissement dans les concrétions. Je ressorts annoncer la bonne nouvelle à mes compagnons et nous décidons avec Marta de faire la topo, Seb ayant continué dans le ravin et étant hors de portée de nos appels. Nous faisons la topo jusqu'au rétrécissement qui m'a arrêté. A cet endroit, le sol est constitué de vieux gours remplis de vieilles perles des cavernes, ce qui donnera le nom à la cavité : Grotte des Vieilles Perles. La suite semble être un amont et nous avons bien peur que cela ne se poursuive pas bien loin. Nous poussons quand même la topo dans le boyau concrétionné et après un coude, je me retrouve devant une étroiture. Je force l'obstacle et découvre avec surprise que ça s'agrandie. Marta me rejoint et nous poursuivons la topo. Nous débouchons finalement dans un beau tronçon de galerie concrétionné de 3  m de large sur 5 à 6 m de haut. Le plus surprenant est que nous sommes à nouveau dans un aval et nous suivons toujours le chenal de voute. Au bout d'une dizaine de mètres, une grande diaclase s'ouvre sur la droite mais se finit rapidement sur un puits remontant. Tout droit, un remplissage rejoint le chenal de voute et forme une étroiture. Nous voyons clairement une suite plus large derrière mais nous en avons assez pour aujourd'hui et nos compagnons nous attendent à l'extérieur. Au retour, nous notons la présence d'un net courant d'air aspirant qui nous présage de bonnes choses pour la suite... en total, nous aurons réalisé une soixantaine de mètres de première.