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mardi 11 mars 2014

La Vache : des nouvelles du fond.

Début février : Christian, Paco et Seb hyper motivés tentent une incartade dans la vache et caressent l'espoir de première en haut d'une escalade au fond de la cavité.
Les kits sont préparés méthodiquement sous un beau soleil et le puits d'entrée est descendu rapidement. Connaissant bien la cavité, j'observe un ruissellement anormalement élevé en bas du puits d'entrée, la cavité est certainement "en crue" due aux dernières précipitations et neige sur le plateau. Je leur propose de changer notre fusil d'épaule : abandon du matos de désob et direction le fond pour une reconnaissance et remonter du matos.
En effet une fois les pieds en bas de la trémie, les conduites forcées sont parcourues par un mince filet d'eau, qui se met à grossir au fur et à mesure de notre progression. Nous observons une belle vingtaine de chauves souries de 2 espèces distinctes disséminées dans la trémie. Arrivés peu après la plateforme des 7 nains, le débit d'eau est respectable ainsi que le bruit, toutes les concrétions ruissellent, j'ai l’impression de redécouvrir la cavité, c'est seulement la seconde fois en plus de 15 ans que j'observe une crue dans la vache.
Nous avalons un petit sandwich, pour certain une saloperie en barre, avant de remonter avec du matos d'escalade abandonné il y a plus de 6 mois par moi même et Nico.
Nous ressortirons de très bonne heure et la soirée finira par une bouffe chez Berna avec tout plein de monde dont Lio qui rentre de son séjour linguistique en Patagonie.

Samedi 8 mars : c'est une nouvelle équipe composée de Christian, Lionel, Arthur et Seb qui se lancent à nouveau à l’assaut de l'objectif. Transportés par le discret Toy de Christian, nous mettrons le pied sous terre vers 11h. Arrivés au pied de l'escalade, il ne subsiste plus qu'un petit filet d'eau, la crue se tarie. J'attaque en premier, je remonte l'escalade et passe un passage rétrécis incliné et glissant sur un mauvais point, j'avais placé 2 morceaux de cornière pour facilité la progression. L’amarrage doublé, Arthur me rejoint, il passe devant pour remonter le puits suivant de 5m et place une corde afin de faciliter la progression. Je me colle alors à la désob en haut de cette ultime escalade où s'engouffre l'air de la cavité (aujourd'hui elle aspirait légèrement) et d'où coule en permanence un filet d'eau. La configuration est d'une  vingtaine de cm de largeur sur 1,5m de hauteur. J'élargis à 50cm pour aller voir en effectuant 3 tirs en 11 trous. Le dernier tir quelque peu foireux aura décroché un gros bloc qui aujourd'hui est resté coincé je ne sait comment tout en haut du passage.
Pendant ce temps Lio aura ré-équiper correctement le passage.
Nous remontons à la surface pour 19h. J'en ai plein les pattes et d'ailleurs je l'ai traîné sur ce coup là (la patte!).
Arthur et Lio en errant dans la trémie ont mis la main sur un trésor de guerre : 4 boites de sardines supérieures du Portugal avec pour date limite de consommation 1997. Pour autant, nous en dégusterons une le soir lors d'un apéro bouffe chez Doumé à Belcaire. Du haut de leur 17 années de péremptions, ces petites bêtes sont encore fameuses !!!

Prochaine sortie : titillage de bloc et peut être déséquipement ? Perspective de première : il faut pouvoir aller mettre la tête en haut pour comprendre la configuration mais certainement encore une rafale de tir à la clef.



dimanche 27 mai 2012

Pentecôte à Malabrac


Départ vendredi soir de Perpignan pour trois jours à Malabrac. Samedi, nous partons rechercher l'Aven du Colon de la Truie dans les vallons sous le Pic Cuné. Nous traversons les champs et montons en direction du ravin le plus à l'ouest. Une fois dans celui-ci, c'est comme toujours une succession de doline, canyon et puits borgne. L'important couvert végétal n'aide pas la recherche. Nous tournons pendant une bonne paire d'heure et nous repérons quelques cavités intéressantes. L'une d'elle possède un vieux marquage EC sans numéro. Cela nous intrigue et nous décidons d'y jeter un coup d'oeil.

Le temps d'aller récupérer le matériel à Malabrac et me voilà pendu dans le premier puits de 7 m. La suite est une étroiture désobstrué qui donne accès à un nouveau puits. Je plante de spits car le seul en place est inutilisable. Je descends de 5 m puis le puits s'évase avec de magnifiques cannelures d'érosion. Je prends pied sur un petit éboulis après avoir descendu 5 m supplémentaires. Seb me rejoint et visite le fond du puits pendant que je termine la topo. A droite, le fond est bien calcifié mais il y a peu d'espoir de suite, au bas de la corde, on peut descendre dans un méandre plongeant à 60° mais qui devient rapidement impénétrable. On repère sur la gauche une petite ouverture qui à l'air de débouché sur un méandre du même type mais plus large. Je remonte chercher de quoi tirer, Seb perce les trous et la voie royale est ouverte. En effet, on débouche dans un méandre plus large en forme de v et en forte pente. On parvient finalement à descendre de quinze mètres jusqu'à un ressaut de 5 m. Malheureusement, on prend pied dans un large méandre  mais complètement colmaté par de la terre à 42 m de profondeur. De retour à Malabrac, nous sommes rejoints par Lionel à l'heure de l'apéro.

Nous partons tous les trois dimanche en milieu de matinée à l'Aven de la Vache. La descente s'effectue sans problème et permet un petit test comparatif de nos lampes (Stenlight, Scurion et Viper). Au bas du P14, j'abandonne mes compagnons et attaque la topo. Pendant ce temps, ils partent repérer le meilleur endroit pour faire une escalade. Je les recroisent alors qu'il remonte du fond et entame une escalade pour aller voir dans les méandres qui surcreusent le plafond de la galerie. Je poursuis la topo jusqu'au siphon. Celui-ci est plein et déborde dans Kiss-Cool. Je remonte et rejoint Seb et Lionel qui finissent l'escalade. Celle-ci n'a rien donnée d'intéressant mais un point d'interrogation est levé. Delphin nous attend à la sortie et nous échafauderons de nombreuses théories sur la suite du réseau jusque tard dans la nuits.

Lundi, nous profitons que Delphin soit là pour repartir à la recherche du Colom de la Truie, et encore une fois nous rentrerons bredouille. Nous repérons néanmoins de nouvelles cavités. Nous finissons par atteindre le sommet du Cuné et nous profitons d'une vue magnifique. Nous rentrerons en empruntons le chemin du 4x4.






















samedi 31 décembre 2011

La vache, la suite...

Mercredi 21 décembre, Nico et Seb retournent à la vache pour finir l'escalade entamée la semaine d'avant.

Nous découvrons une vache bien mouillée! Les conduites forcées ruissellent, c'est bien la première fois qu'on observe ces conduites avec de l'eau ; la cascadelle s'est transformée en douche abondante et le bas du puits sous la tyrolienne recele un beau lac, c'est Arbas!

On remonte l'escalade qui fait bien 35m, les coulées de calcite ruissellent, le bas de l'escalade est arrosée mais l'équipement est "hors crue".

Un pendule est effectué à quelques metres sous le haut de l'escalade et nico entame une petite remontée pour aller voir ce qui se passe la haut.

Au final, on rencontre de la boue épaisse sur les paroies et en haut du haut, ça pince et pas d'air...


Le désequipement de l'escalade se fera sans grand soucis mais avec beaucoup d'émotion (à 35m du sol...) c'est pourquoi je renonce à la redescente de penduler dans la levre inférieure pour confirmer si ce boyeau se dirige vers l'ancien fond. On reviendra!

En remontant, au niveau du pendule, on resort le matos pour faire une nouvelle escalade mais encore là deja un spit ! On range le matos.... Nico s'échappe et trouve une petite galerie"cthulhuesque" qui bute au fond sur une étroiture, il faut se dessaper pour passer.

Le Jeudi 22 décembre, on retourne dans cette galerie, en fait Nico passe sans problème et avec son matos, mais comme on a le perfo, j'y fait un tir de confort. Au fond la galerie remonte encore mais une coulée de calcite obstrue complètement le conduit.


Tout le parcours dans la trémie et les conduites est parsemée de de petites bébêtes et parfois farfelues...

lundi 12 décembre 2011

Explo à la vache

Samedi 10 décembre Lionel et Seb se retrouvent pour plonger dans les entrailles de la vache.
Une petite réunion téléphonique avec steph la veille pour faire le point sur les escalades qu’il avait fait 10 ans au paravent nous mène à retenir pour objectif la salle de la tyrolienne. Une escalade y a été faite, et par une galerie la connexion avec l’ancien réseau avait été faite mais au dessus ca continue...
C’est cette escalade à laquelle nous nous attaquons.
Nous changeons une corde et les plaquettes de la tyrolienne et poussons jusqu'à la baie au cochon (étonnamment propre).
L’escalade est peut motivante, on y voit une lèvre à 8 / 10m de hauteur qui semble ne pas continuer. Dès le départ nous retrouvons les spits qui mènent dans la lèvre, mais nous les laissons pour passer en surplomb car en haut ca continue….
Nous montons encore une vingtaine de mètres, la roche est gris – bleu très propre et acérée, il semble y avoir du courant d’air mais légèrement imperceptible !
Le haut du puits est constitué d’une petite cloche ou un petit conduit d’une dizaine de centimètres de largeur y plonge sur le coté, bref ca queute.
Nous équipons le plein pot avec les derniers gougeons de manière aérienne, le temps avançant nous engageons notre redescente.
Pas fier sur ces vieilles plaquettes et ces petits maillons rapide, je jette à peine un œil derrière le décroché du puits à quelques mètres du départ mais conviens qu’il communique avec la cloche du haut du puits.
Lionel plus guerrier que moi pendule et découvre à la lueur de la Tikka (oui mais la 1W monsieur !) que le conduit semble continuer à monter. Une lame de quelques mètres de hauteur empêche de voir la suite, un pendule est nécessaire. Il semble qu’il y ait un courant d’air ascendant.

Pour lire la suite cliquez ICI

lundi 5 décembre 2011

Pelerinage

Samedi 3 décembre Nico, Toto et Seb s'attaquent à la plus grande cavité du plateau de Malabrac et caressent le doux rêve d'ajouter quelques centaines de metres à la topographie de la célèbre VACHE.


L'équipement de la cavité reste une simple formalité.


Nous atteignons rapidement la plateforme des 7 nains tous en observant la cavité dans ses recoins les plus intimes.

Le fond est toujours autant étroit et boueux sans courant d'air. Le courant d'air est alternatif et se perd entre le cul de la cache et la galerie du fond.

La désobstruction de l'opercule de boue tout au fond du fond n'est pas engageant, par contre quelques pailles dans le superbe oeuil et la reprise des escalades est bien plus motivant.


Avis aux amateurs, nous souhaitons faire une campagne sur l'année 2012 .... toutes les candidatures seront retenues!

Et ça si c'est pas beau, hein! Le fameux puits du tuyau!


Je prends le temps d'admirer un petit champignon dans le puits d'entrée.