dimanche 20 mai 2012

Aven du Pas Estret (Sarda n°2)

Le temps pluvieux ce samedi nous pousse à aller sous terre. Direction Opoul avec Seb et pour objectif de revoir le fond du Pas Estret. Nous rentrons dans la cavité vers16h30. l'équipement est médiocre et tous serait à revoir. Nous parvenons au fond et visitons rapidement l'aval. Puis direction l'amont. Celui-ci se divise en deux dans une salle. L'amont de droite est obstrué par des blocs mais les blocs de marne pourris incitent peu à la désob. L'amont de gauche se remonte sur une trentaine de mètres et bute également sur des blocs calcités. Nous enlevons quelques blocs mais la suite nécessite des tirs. Nous remontons en faisant quelques photos. La cavité est étonnante pour la zone avec de beau puits, de belles concrétions et surtout la présence d'un petit actif.















dimanche 13 mai 2012

Balade aux Anarchistes


Dimanche 13 mai, Seb, Marta et moi décidons d'aller faire un tour dans le réseau des Anarchistes à Saint-Paul de Fenouillet pour traquer le courant d'air important qui parcours le réseau inférieur en été. Nous pénétrons par l'entrée supérieure en milieu d'après-midi. Cela fait un moment que Marta n'a pas mis les pieds sous terre, donc nous prenons notre temps à la descente. 60 m plus bas, nous posons nos pied dans la rivière. Le niveau est encore important. Malheureusement pour nous, on comptait chercher le courant d'air au sommet d'une escalade mais Rapha l'a déséquipé. Nous n'avons pas pris suffisamment de matériel pour la rééquiper donc nous fouillons quelques passages, admirons les siphons bleus avant de remonter tranquillement. Au final, nous aurons passé une paire d'heures sous terre, mais cette cavité est toujours sympathique avec l'ambiance que crée la rivière. Le potentiel fait rêver et la première est plus que jamais à porter de lampes... affaire à suivre !

dimanche 15 avril 2012

Barnum secours à l'aven de la Vache


Samedi 14 et dimanche 15 avril, les sauveteurs de la section spéléo du SDIS 66 sont convoqués pour l'exercice départemental annuel. Pas moi de 37 spéléos ont fait le déplacement. Nous nous sommes attaqués cette année à l'aven de la Vache avec une victime fictive à -140 m. 11 h d’effort sous terre permettrons de la ramener à la surface.

Vous pouvez télécharger le comptes rendus détaillé ici : CR BARNUM

dimanche 25 mars 2012

Maxi chiotte au Si Bemol !

Les infos arrivent tard, mais elles arrivent. Nous sommes retourné au Si Bemol le 25 mars pour poursuivre notre exploration.

La nouvelle de la première et des perspectives alléchantes à fait rapidement le tour des contrées pyrénéennes. C'est pas moins de 14 spéléos qui ont répondu à l'appel des profondeurs. Tous ce beau monde se retrouve le samedi soir chez Jocelyn à Cos. Anciens combattants et jeunes recrues converses avec fougues et les histoires d'explorations résonneront jusque tard dans la nuits. J'entend encore certains dire "demain, on se lève aux aurores" !!






C'est donc plus ou moins tôt dans la matinée que les équipes constituées la veille entament leur progression vers la cavités. La neige a bien fondue mais rend toujours la marche d'approche délicate. Une fois dans la cavité, les puits défilent rapidement et chacun s'atèle à la tache qui lui a été attribuée. Certains entame la topo, d'autres la désobstruction. Le boyau d'accès à la première prend doucement des dimensions plus humaines. Mais l'heure avancée et l'hostilité des lieux fait que nous nous retrouvons à 5 pour donner l'assaut final. 




Jocelyn, Lionel, Arthur, Laurent et moi prenons pied au bas du dernier puits descendus deux semaines auparavant. L'actif a plus que doublé ! L'ambiance qui règne est indescriptible. Lionel se lance dans l'équipement du grand vide entrevu par la lucarne. Il atterrit quinze mètres plus bas sur un gros éboulis. L'actif coule sous les blocs. En aval, nous pénétrons dans une grande diaclase au fond de laquelle l'actif se poursuit dans un passage impénétrable. Nous équipons donc plus haut et nous parvenons à progresser d'une vingtaine de mètres.






Tout d'un coup, l'atmosphère devient pesante, nous avons du mal à croire à ce que nous annonce Lionel qui a pris une petite longueur d'avance. Puis l'évidence est là, devant nous, un maxi chiotte ! Décidément, nous sommes maudit, encore un siphon. Celui-ci est bien plus grand que les autres : 1 m de large pour 2 de long, mais empêche la poursuite de l'exploration. Abattus, nous nous rabattons sur l'amont qui, après avoir remonter quelques petites cascades, se finit au pied de grandes cheminées au contact de la lherzolite.

Il commence à se faire bien tard et nous ne pourrons rien faire de plus aujourd'hui. Toute l'équipe entame la remontée en repérant quelques départs et en rééquipant certains passages. Une fois sortit du nouveau réseau, c'est la douche qui nous attend dans les puits. La neige fond et le trou est en crue !! Et comme à l’accoutumé, nous sortirons très tard dans la nuits, ou plutôt très tôt le matin.

Encore une fois, nous avons butté sur un siphon à la côte de -300m environ mais les possibilités restent nombreuses et beaucoup de départs prometteurs n'ont pas encore était explorés. Nous y reviendrons certainement cet été lorsque la neige aura entièrement fondu.... encore une affaire à suivre !!!!

Le petit bilan environnemental de Seb :

TPST : 17h soit environ 1/2h par mètres de première.
Bilan gazole : 190 l (pour 2676 km parcourus) soit environ 6 l par mètre de première.
Bilan carbone : 500 kg de CO2 soit environ 16 kg par mètre de première.

lundi 12 mars 2012

Un petit café au Si Bemol

Anthony et moi passons la soirée du vendredi chez Jocelyn et Odile. Nous sommes rejoins par Stéphane qui nous montre les anciennes données du Si Bémol. Et autour d'une bonne poire, nous nous mettons à rêver des perspectives que pourrait nous offrir cette cavité.

Le dimanche matin, Odile nous quitte pour aller travailler et Stéphane part vers la forêt de Bélesta pour encadrer une sortie de l'école spéléo de l'Ariège. Le reste de l'équipe se réveille vers 9h car nous avons rendez vous avec Yannick vers 11h à Vicdessos. Après avoir fait le plein de provision, acheter des batteries et avoir poiroté dans les bouchons (on s'était déjà dis que c'était la dernière fois), nous retrouvons Yannick vers 12h à Vicdessos. Il nous montre les comptes rendu des sortie du CAF. La dernière date d'août 1996 où ils s'arrêtent devant l'étroiture soufflante. La dernière phrase est équivoque : "la suite l'année prochaine". Bon, il aura fallut attendre 16 ans mais nous y voilà !! Nous montons rapidement vers le Port de l'Hers. Nous préparons le matériel sur le bord de la route, trois bon kits avec le matos de tir, de quoi équiper et de quoi nous restaurer. Après un petit café, les raquettes sont chaussées et nous voilà partis en direction du Si Bémol. Nous retrouvons assez facilement l'entrée que nous atteignons vers 14h30.

Tout le monde finit de s'équiper et nous dévalons rapidement les puits jusqu'au départ des puits parallèles vers -180m. Joss et moi continuons la progression jusqu'au chantier de tir tandis qu'Anthony et Yannick perfectionnent l'équipement des puits du réseau parallèle. Nous avalons un petit café, préparons les pailles et nous nous engageons dans le boyau ventilé. Nous passons la première étroiture et commençons à percer. La première paille est chargée, reétroiture pour sortir, boum, reétroiture, forage, charge, reétroiture, boum, reétroiture, forage, charge, reétroiture, boum, reétroiture et enfin ça passe ! Joss s'engage et s'arrête 3 m plus loin devant une nouvelle étroiture. L'accès n'est pas aisé mais il parvient tout de même à faire deux nouveaux tirs qui ouvrent un mince passage dans une toute petite alcôve. Encore une étroiture derrière laquelle on voit une petite salle et on entend distinctement un écoulement d'eau et un gros écho. Nous effectuons un nouveau tir qui foire. Je passe devant et parviens à forcer l'étroiture et débouche dans la petite salle. Un passage en hauteur le long d'une coulée me permet d'accéder sur un balcon dominant un puits de 7 m environ dans une très grande arrivée. La nouvelle fuse jusqu'à nos compagnons qui viennent de nous rejoindre et qui boivent un petit café en préparant les kits. Je retourne à la dernière étroiture pour faire un tir d'élargissement pendant que les copains font passer les kits dans la série d'étroiture. Nous sommes enfin tous réunis dans la petite salle autour d'un petit café.

Anthony passe devant pour équiper mais malheureusement, plus de spit dans la pochette et la deuxième est restée derrière les étroitures. Il parvient tout de même à descendre sur amarrage naturel et Yannick le rejoint. Pendant qu'ils font une reconnaissance, Joss retourne chercher la pochette à spit alors que j'en profite pour faire un nouveau tir dans les étroitures. Joss me rejoint, on fait un dernier tir et l'on rejoint les autres. Yannick semble dégouter : "encore le même trou du cul que dans le réseau principale !!". En effet, l'actif se jette rapidement dans un petit siphon boueux. Seule possibilité, un petit méandre fossile qui s'ouvre 4 m au-dessus du siphon. Anthony et Yannick on déjà fait une reconnaissance et je m'y engage à mon tour suivi de Jocelyn et Anthony. On descend un petit ressaut de 2 m pour remonter de suite en face. On s'engage alors dans un ancien siphon tapissé de boue et qui nous mène dans une petite salle. Jocelyn s'engage dans un méandre remontant et s'arrête au bout d'une dizaine de mètres devant une petite escalade. Pendant ce temps, Je m'engage dans un petit boyau boueux et remontant. L'air y est bien présent et je retombe derrière dans une petite galerie. Je remarque de suite un tout petit actif qui file devant moi : "c'est bon les gars, on retrouve un aval !!". Je parcours quelques mètres, descend un ressaut de deux mètres et me retrouve au sommet d'un puits de 5 m. Tout le courant d'air est enfin retrouvé ! Anthony fait suivre le perfo et un kit de corde. A ce moment, Yannick décide de nous attendre car il est affecté par un gros coup de barre et préfère récupérer tranquillement. Nous poursuivons donc à trois notre progression vers l'inconnue.

Joss équipe le puits de 5 m et poursuit par une autre descente de même longueur. On se retrouve au sommet d'un méandre fossile dont on peut apercevoir le fond une dizaine de mètres plus bas. Joss passe en opposition délicate et but sur une nouvelle verticale. Anthony coupe alors la corde à gros coup de bloc. Nous descendons une nouvelle dizaine de mètres et poursuivons toujours dans le haut du méandre. Un toboggan de boue nous conduit dans une petite salle. A gauche, un puits semble mener au bas du méandre, à droite, je m'engage dans un boyau et je débouche en paroi dans un grand vide. Je ne parviens pas à voir le fond mais on se retrouve encore une fois à mi-hauteur d'une grande arrivée où l'on entend un nouvel actif. Je fais demi-tour et laisse passer Jocelyn devant pour équiper. 3 spits nous permettent de prendre pied sur un palier de gros blocs. D'un côté, nous voyons l'arrivé du méandre fossile que nous suivons depuis le début, de l'autre, on domine le fond de la grande arrivé qui se poursuit en puits sous nos pied. Enfin, par une lucarne, on parvient à voir la suite dans un immense méandre actif d'une dizaine de mètres de large mais il nous est impossible de voir le fond.

Nous voilà à bout de corde et il nous reste que trois spits. On pourrait bien remonter couper la corde plus haut mais la fatigue et le froid commence à bien se faire sentir et Yannick nous attend. Nous décidons donc d'un commun accord de remonter et de garder cette première pour la prochaine fois avec tout le monde. Nous rejoignons Yannick au départ de la série d'étroiture complètement couvert de bougnafle bien collante. Nous lui expliquons notre découverte et nous fêtons ce grand moment autour d'un bon petit café ! Nous faisons à nouveau circuler les kits dans les étroitures et nous entamons la remontée. Les puits s'enchainent et n'en finissent plus. A chaque fois on se dit : "merde, je l'avais oublié celui-là !".

6h du matin, tout le monde est dehors et après une course folle dans la neige, nous retrouvons les voitures. Il faudra encore une petite demi-heure pour démarrer ma voiture et nous voilà sur la route en direction de Cos. Nous prenons un petit déjeuner avec petit café et croissant. Nous somme bien fatigué mais nous continuons à discuter un bon moment de ce moment de pur bonheur que nous venons de vivre et surtout à ce que nous allons prochainement découvrir. Nous finissons tous au lit vers 9 h pour se retrouver à 15 h pour le tri du matos. Cette histoire se finit bien évidement autour d'un petit café avant de prendre la route du retour.

Avis aux amateurs, nous nous retrouvons les 24 et 25 pour poursuivre l'explo. Au programme, topo, élargissement et bien sûr première en direction du collecteur tant espéré....

croquis d'explo

mercredi 29 février 2012

Vacances Ariègeoise

Je profite de quelques jours de congés pour aller voir les copains en Ariègeois. Après un arrêt obligatoire chez Lage, j’atterris chez Joss et Odile jeudi soir où le rôti de boeuf mijote déjà dans le four !

Nous nous levons pas trop tard samedi matin et nous partons à l'assaut du pic de la Journalade (1945 m) depuis le col de Port (1250 m). Nous chaussons les raquettes et nous attaquons la pente qui nous mène rapidement au sommet du Pic d'Estibat (1660 m) où nous nous restaurons sous un beau soleil. Nous poursuivons notre route en longeant les crêtes. Odile nous abandonne en raison d'un rhume carabiné. Joss et moi poursuivons jusqu'au pied de la Journalade. Les derniers mètres se font sur une paroi rocheuse qui nous parait facile. nous laissons le matos et attaquons l’ascension. Celle-ci s'avérera plus périlleuse que prévu avec de nombreux passages glacés au-dessus du vide. Nous rebroussons donc chemin après un bonne suée ! Retour au voiture à 17 h au coeur de paysages merveilleux.

Le samedi, un peu de spéléo quand même !! Nous avons rendez vous à Auzat pour rejoindre une vrai équipe de spéléo. En effet, ce n’est pas moins de quatorze grottologues qui se sont rejoint pour s'attaquer au gouffre Si Bemol. Cette cavité avait été explorée par le CAF Perpignan et elle reprit depuis quelques années par les spéléos ariégeois sous la houlette de Stephane Meffray. Nous retrouvons donc Stéphane, Laurent, Franck, Nadine pour les spéléo ariégeois, Lionel et Arthur pour les audois et Yannick, Anthony, David, Martin et Michel pour les catalans. Tout ce beau monde se dirige vers le Port de l'Hers où nous entamons la marche d'approche. 45 mn pour ce partit du bas en raquette, près de 3 heures pour ce qui ont voulut couper depuis le col dans la neige fraîche !!! Cette petite péripétie n'entame pas le moral de l'équipe et tous le monde par vers son objectif. 7 spéléos s'attaquent à plusieurs escalades dans un réseau remontant à partir de -130 m. 5 spéléos catalans équipent une série de puits parallèles vers -200 m pour revoir un étroiture soufflante. Enfin, Joss et moi descendons au fond à -296 m pour attaquer une escalade au-dessus du siphon terminal.

Nous parcourons une cavité magnifique avec de grands puits magnifiquement sculpté et parcouru par un petit actif, bien plus beau que dans mes souvenir (mais cela fait près de 10 ans !). Arrivé devant le siphon, nous remontons un petit méandre qui nous amène au bas d'un gros puits de toute beauté avec un écho impressionnant. Il n'en faut pas plus à Joss pour ce lancer corps et âme dans la paroi verticale. Il enchaine de grandes longueurs en libre tel un acrobate et c’est en moins d’une dizaine de goujons que nous parvenons à 50 m environ au-dessus de notre point de départ. La suite est composée de petits ressauts que nous remontons en libre quand soudain, nous entendons des voix. Joss m’indique que les copains arrivent en bas. Pour ma part, je suis plus sceptique, les voix semblent provenir de devant. En effet, nous arrivons sur une zone étroite et une jonction à la voix est réalisée avec l’équipe descendue dans les puits parallèles ! Je monte alors au sommet d’un petit méandre et progresse dans un boyau étroit jusqu’à apercevoir au travers d’un trou, pas plus large que mon poing, la tête de Yannick. Il me dit alors qu’il se souvient d’une étroiture un peu plus bas, et 5 mn plus tard nous le voyons déboucher au bout du petit méandre qui nous bloque. Il ne manque pas grand-chose pour passer. Nous sortons chacun notre tamponnoir à spit, nous perçons des petits trous avec le perfo par faciliter la désobstruction. Personne n’y croit vraiment mais après un quart d’heure d’acharnement et une étroiture sévère, la jonction est effective et les deux équipes fêtent ça autour d’un bon café !!

Yannick nous montre alors le départ d’un petit boyau parcouru par un courant d’air monstre. La suite semble être là ! Ce sera notre prochain objectif. En attendant, Yannick, David et Anthony passe l’étroiture, non sans mal, et remonte en faisant la boucle. Michel, Martin, Jocelyn et moi remontons par les puits parallèles. La sortie s’échelonnera jusque tard dans la nuit, ou plutôt tôt le matin et tout le monde se retrouve chez Stephane où nous partageons toute nos aventures !

En résumé, une sortie dans un trou magnifique, une belle coopération entre spéléos et des moments inoubliables. Cette cavité est loin d’être terminé et le potentiel ainsi que la possibilité de trouver un collecteur en font un objectif prioritaire. Avis au amateur, une équipe est en train de se monter pour aller désobstruer le boyau ventilé ce week-end.

lundi 27 février 2012

Escalade à En Gorner

Nous revoilà, Seb et moi à En Gorner le 12 février. Notre objectif est de réaliser une escalade repérée le week-end précédent un peu avant la salle de l'Aigle. Nous arrivons sur place en fin de matinée. Après un bon gueulton, Seb part à l'assaut de la paroi de la galerie. Un lancé de corde judicieux lui permet de gagner rapidement une dizaine de mètres. Nous poursuivons notre progression, perfo à la main, sur une vire jusqu'à un petit oeil qui domine le fond de la galerie. A ce stade, Seb m'annonce qu'il voit des traces. Nous ne comprendrons ce phénomènes qu'après avoir exploré les petits diverticules qui font suite et en découvrant une étroiture en lucarne qui redonne sur un toboggan débouchant dans la galerie. Nos prédécesseurs avaient certainement emprunté ce chemin.


Nous ne nous démoralisons pas pour autant, et je m'attaque à mon tour à une escalade sur la paroi opposée. Un petit pan incliné me permet de gagner quelques mètres et je poursuit l'escalade en utilisant des amarrages naturels. Je parviens finalement sous la petite lucarne dans laquelle je ne parviens qu'à passer la tête. La suite ressemble plus à un déversoir pluvial qu'à la voie royale vers des supérieurs. Ce n'est pas tous les jours que la chance nous souris.

lundi 6 février 2012

En Gorner

Presents : Christian Deit, Michel Ruiz, Henrion Sébastien et Nicolas Aleman

Nous arrivons à 9h sur le parking au bord de la nationale. L'accès par le canal est périlleux. En effet, des cascades de glaces se sont formée ! Nous parvenons malgré tous à la cavité dans laquelle nous pénétrons rapidement pour nous mettre au chaud.


Et c'est partit pour une heure et demi de marche pour nous rendre à la salle de la Banane. L'objectif est double : Christian et Paco partent visiter la galerie du Nouvelle An pendant que Seb et moi nous attaquons aux éboulis à travers lesquelles nous avions repérer un courant d'air. Quelques pailles nous permettent de descendre un peu mais la suite n'est vraiment pas évidente et le courant d'air est plus que léger aujourd'hui. Il faudra donc revenir en été...


Nous fouillons quelques départs dans la salle avant d'être rejoint par nos deux autres compagnons. Nous amorçons donc tranquillement le retour en visitant notamment la galerie de la Mer de Glace.


Nous sortons vers 17h et là, surprise ! Une bonne couche de neige recouvre la montagne !! Le retour le long du canal sera un peu plus long... et après quelques difficultés pour sortir la voiture et nous rentrons au pas jusqu'à Perpignan.

lundi 30 janvier 2012

Grotte de las Encantades

Je rejoins François et Christophe du tout nouveau Spéléo Club Canyon du Vallespir au Tech dans le but de rechercher la grotte de las Encantades. La grotte avait fait l'objet d'une topo et d'une publication dans le QPST 1978 n°6 (ESR). L'accès se fait au travers d'une truffière. Nous demandons donc l'autorisation au propriétaire qui nous indique par la même la position approximative de l'entrée.

Nous partons en repérage et nous nous arrêtons au passage voir le départ d'une cavité intéressante au bord du chemin. Nous continuons en suivant le lit de la Coumelade jusqu'à une résurgence d'un bon débit qui filtre à travers les sédiments. Nous trouvons finalement l'entrée de la cavité 10 m au-dessus et 50 m en aval. Nous revenons alors manger un morceau et nous changer aux voitures.

En début d'après midi, nous pénétrons dans la grotte au bord du chemin. Il s'agit d'une grande faille à ciel ouvert qui se poursuit, après un passage bas, par une galerie d'une dizaine de mètres sans suite. Nous effectuons une petite désobstruction au départ de celle-ci mais sans résultats probant.

Nous pénétrons alors dans la grotte de las Encantades que nous parcourons à l'aide de la topographie. Il s'agit d'un système de failles plus ou moins étroites et parallèles à la Coumelade. Nous repérons les deux siphons mais qui sont très étroits et boueux. Une étroiture délicate nous pousse à rebrousser chemin sans explorer le fond. Néanmoins, nous empruntons une faille dont le fond est constituée d'un lit de ruisseau à sec et parcourut par un bon courant d'air. Celle-ci s'enfonce en direction du massif et nous semble donc la plus intéressante. Le courant d'air se perd finalement dans un passage trop étroit mais qui pourrait être élargit rapidement (a revoir !). Finalement, nous ressortons de la cavité vers 17h.

Cette cavité est à revoir entièrement car la résurgence laisse espérer la présence d'un réseau important.... avis aux amateurs !


dimanche 1 janvier 2012

Explo Bufofret

Lundi 26 décembre, Josselin attend lLionel et Seb au pied du Bugarach pour une explo au Bufofret.
Dans les kits, de quoi tirer et équiper un puits, notre objectif, un puits jamais descendu au fond d'une galerie de boue avec une étroiture en tête.
Nous rentrons dans la cavité avec un fort courant d'air aspirant les feuilles de l'entrée, et bravons les laisses d'eau (30 cm!), en effet ca coule et c'est de toute beauté.
Arrivé vers le fond de la cavité nous bifurquons vers ce réseau de la boue. Jos nous conseille de mettre notre matos dans les kits mais le peu de boue ne nous motive pas à le faire. Erreur, peu après nous progressons dans un boyeau qui à été désobé avec un courant d'air mais tapissé d'une boue collante, fluide et très amoureuse. Le conduit fini par une étroiture remontante difficile à franchir et ce dans le caca le plus total.
Arrivés sur le chantier, après un frugal repas enduis de boue, un petit tir à la tête du puits, descente de celui ci et au fond .... ca pince, et de plus, pas de courant d'air!
Jos repère dans la salle sur un escalade déjà faite un départ qui n'a pas été vu, mais Lionel et Seb dégoûtés par toute cette boue dénigrent d'aller voir ce passage.
Nous nous dirigeons vers la sortie pour aller au cabanon de Jos à St Louis.
Le lendemain, nous nettoyons le matos dans la rivière, la température de l'eau nous fait tomber les doigts : seul le matos collectif sera lavé, le matos perso sera lavé plus tard...

Bufofret : c'est beau, mais pas le réseau nutella ! Homage aux spéléos qui y ont bossé dans des conditions inhumaines.

samedi 31 décembre 2011

La vache, la suite...

Mercredi 21 décembre, Nico et Seb retournent à la vache pour finir l'escalade entamée la semaine d'avant.

Nous découvrons une vache bien mouillée! Les conduites forcées ruissellent, c'est bien la première fois qu'on observe ces conduites avec de l'eau ; la cascadelle s'est transformée en douche abondante et le bas du puits sous la tyrolienne recele un beau lac, c'est Arbas!

On remonte l'escalade qui fait bien 35m, les coulées de calcite ruissellent, le bas de l'escalade est arrosée mais l'équipement est "hors crue".

Un pendule est effectué à quelques metres sous le haut de l'escalade et nico entame une petite remontée pour aller voir ce qui se passe la haut.

Au final, on rencontre de la boue épaisse sur les paroies et en haut du haut, ça pince et pas d'air...


Le désequipement de l'escalade se fera sans grand soucis mais avec beaucoup d'émotion (à 35m du sol...) c'est pourquoi je renonce à la redescente de penduler dans la levre inférieure pour confirmer si ce boyeau se dirige vers l'ancien fond. On reviendra!

En remontant, au niveau du pendule, on resort le matos pour faire une nouvelle escalade mais encore là deja un spit ! On range le matos.... Nico s'échappe et trouve une petite galerie"cthulhuesque" qui bute au fond sur une étroiture, il faut se dessaper pour passer.

Le Jeudi 22 décembre, on retourne dans cette galerie, en fait Nico passe sans problème et avec son matos, mais comme on a le perfo, j'y fait un tir de confort. Au fond la galerie remonte encore mais une coulée de calcite obstrue complètement le conduit.


Tout le parcours dans la trémie et les conduites est parsemée de de petites bébêtes et parfois farfelues...

lundi 12 décembre 2011

Explo à la vache

Samedi 10 décembre Lionel et Seb se retrouvent pour plonger dans les entrailles de la vache.
Une petite réunion téléphonique avec steph la veille pour faire le point sur les escalades qu’il avait fait 10 ans au paravent nous mène à retenir pour objectif la salle de la tyrolienne. Une escalade y a été faite, et par une galerie la connexion avec l’ancien réseau avait été faite mais au dessus ca continue...
C’est cette escalade à laquelle nous nous attaquons.
Nous changeons une corde et les plaquettes de la tyrolienne et poussons jusqu'à la baie au cochon (étonnamment propre).
L’escalade est peut motivante, on y voit une lèvre à 8 / 10m de hauteur qui semble ne pas continuer. Dès le départ nous retrouvons les spits qui mènent dans la lèvre, mais nous les laissons pour passer en surplomb car en haut ca continue….
Nous montons encore une vingtaine de mètres, la roche est gris – bleu très propre et acérée, il semble y avoir du courant d’air mais légèrement imperceptible !
Le haut du puits est constitué d’une petite cloche ou un petit conduit d’une dizaine de centimètres de largeur y plonge sur le coté, bref ca queute.
Nous équipons le plein pot avec les derniers gougeons de manière aérienne, le temps avançant nous engageons notre redescente.
Pas fier sur ces vieilles plaquettes et ces petits maillons rapide, je jette à peine un œil derrière le décroché du puits à quelques mètres du départ mais conviens qu’il communique avec la cloche du haut du puits.
Lionel plus guerrier que moi pendule et découvre à la lueur de la Tikka (oui mais la 1W monsieur !) que le conduit semble continuer à monter. Une lame de quelques mètres de hauteur empêche de voir la suite, un pendule est nécessaire. Il semble qu’il y ait un courant d’air ascendant.

Pour lire la suite cliquez ICI

lundi 5 décembre 2011

Pelerinage

Samedi 3 décembre Nico, Toto et Seb s'attaquent à la plus grande cavité du plateau de Malabrac et caressent le doux rêve d'ajouter quelques centaines de metres à la topographie de la célèbre VACHE.


L'équipement de la cavité reste une simple formalité.


Nous atteignons rapidement la plateforme des 7 nains tous en observant la cavité dans ses recoins les plus intimes.

Le fond est toujours autant étroit et boueux sans courant d'air. Le courant d'air est alternatif et se perd entre le cul de la cache et la galerie du fond.

La désobstruction de l'opercule de boue tout au fond du fond n'est pas engageant, par contre quelques pailles dans le superbe oeuil et la reprise des escalades est bien plus motivant.


Avis aux amateurs, nous souhaitons faire une campagne sur l'année 2012 .... toutes les candidatures seront retenues!

Et ça si c'est pas beau, hein! Le fameux puits du tuyau!


Je prends le temps d'admirer un petit champignon dans le puits d'entrée.

mardi 22 novembre 2011

Doudou

Revoilà les troglos sur le plateaux Malabracien. La journée de samedi, Seb et moi retournons à l'aven Doudou pour explorer les nombreuses lucarnes repérées lors de notre dernière visite. Nous réalisons de nombreux pendules et petites escalades. La plupart des puits retombe dans la grande salle mais deux départs semblent intéressant mais nécessitent désobstruction. La cavité ne nous a pas encore livré tous ces secrets et constitue une des plus belles classiques du plateau.

jeudi 3 novembre 2011

Canalettes

Nous nous retrouvons à 5 sur le parking des grandes Canalettes mardi vers 10 h (Arnaud, Olivier, Yannick, Marta et Moi). La balade commence par l'explication de la découverte de la cavité par le maître des lieux : Edmond. Récit magistral avec tous les détails de l'aventure humaine que fut cette découverte !

Nous poursuivons notre parcours et réalisons une boucle en visitant plusieurs galeries : galeries Blanche, canyon d'Aragonite, Salle d'amour.... Nous ressortons après 4-5h passé sous terre.

Cette balade est toujours aussi agréable avec le foisonnement de concrétion et les vaste galeries au parcours aisé !!

mercredi 19 octobre 2011

Barnum régional

Ce week-end avait lieu le Barnum régional organisé par le SSF11 dans le gouffre de Cabrespine. Ce n'est pas moins de 110 spéléo qui ont répondus présent pour cet exercice de grande envergure. Le 66 était bien représenté puisque 17 spéléo catalan été sur place.

L'exercice a été dans son ensemble une belle réussite puisque la victime a été sortie dimanche dans la matinée sans aucun soucis. Cet exercice fut également l'occasion pour les équipes de gestion de tester le logiciel développer par les gardois.

Vous trouverez quelques articles dans la presse local et quelques photos sur les blogs de nos camarades audois.

jeudi 29 septembre 2011

Titanus et compagnie

Nous voilà de retour les 3 et 4 septembre sur le massif pour pursuivre l'exploration du Titanus. Nous ne pouvons attendre et nous pénétrons vers 2 h du matin dans la cavité le samedi matin. Nous accédons rapidement au départ de puits inexploré après avoir retravaillé certain départs. Un tir bien placé nous permet de descendre une verticale de 6-7 m. Le fond ne laisse aucune suite mais des lucarnes donnent accès à d'autres départs malheureusement colmatés eux-aussi. Le courant d'air est perdu est nous remontons la mort dans l'âme.

Le lendemain, nous retournons fouiller tous les passages possibles sans trouver de suite évidente. La cavité est déséquipée dans un joyeux bain de boue qui n'est pas sans rapeller le fond de l'Hydre !!


Le dimanche, nous décidons de rouvrir l'aven du Chemin Vicinal qui s'est refermé suite à l'éboulement de l'entrée. Plusieurs tir sont effectués mais nous ne passerons pas cette fois-ci.

jeudi 1 septembre 2011

Le Titanus

Un nouveau trous sur le plateau !

Il nous a fallut 2 bonnes journées de désobstruction à Seb et moi dans cette perte située non loin de l'aven de la Vache. Ce n'était au départ qu'un petit effondrement dans la terre de 80 cm de diamètre pour autant de profondeur. Aujourd'hui l'entrée fait 1m20 de diamètre pour 2m de profondeur. Fait suite un petit méandre que nous réussissons à ouvrir après 20 pailles !

Nous accédons enfin à une zone de puits en fin de weekend. Seb préfère attendre la semaine prochaine mais ma curiosité me pousse à jeter une corde : P15 suivi d'un P6. Je laisse beaucoup de départ et m’arrête dans une petite salle où une lucarne au raz du sol laisse entrevoir une belle verticale. Ça sera pour le weekend prochain !!!!

Avis aux profanateur, on y retourne cette fin de semaine....


lundi 4 juillet 2011

A la recherche du passage clé !

Encore une fois, nous nous retrouvons Seb et moi, à Malabrac les 25 et 26/06/11. Le samedi, nous descendons dans l'aven des Noeuds. Le but est d'ouvrir un passage ventilé repéré le week-end précédent. Ce sera fait rapidement mais nous retombons après deux petites étroitures au sommet d'un puits déjà exploré. Nous fouillons alors minutieusement la galerie sans découvertes majeures.

Le lendemain, nous retrouvons Sylvette et Bernard Ournié qui nous amènent au Souffleur du Dôme. Nous visitons la belle galerie qui s'ouvre au bas d'une grande trémie. Nous fouillons ensuite dans la trémie à le recherche d'une suite éventuelle. Nous finirons par faire quelques tirs dans un passage à revoir.

Nous revoilà sur le massif le week-end dernier (2 et 3/07/11). Nous explorons l'aven du Doudou. Un courant d'air soufflant violent et froid parcours la cavité. Malheureusement, nous le perdons dans la grande salle terminale. Nous effectuons au passage la topo de la cavité et repérons plusieurs escalades à faire. Dans la soirée, nous réalisons une séances de désobstruction à la grotte Sonore.

Le Dimanche, nous sommes rejoins par Marta et des amis. Nous faisons un petit tour à la grotte des Sorcière et à l'aven Laure avant de faire une dernière séance à la grotte Sonore.

lundi 13 juin 2011

Malabrac

Week-prolongé à Malabrac. Nous arrivons, Seb et moi, samedi après midi sur le plateau et nous attaquons sans tarder un départ non loin de la première barrière. 3 tirs nous donne accès à un ressaut de 2 m sans espoir de suite. Nous sommes rejoint dans la soirée par Marta.

Le lendemain, nous reprenons le chantier engagé à la grotte Sonore découverte il y a peu. Nous décidons de reprendre l'élargissement du méandre depuis le début pour être plus confort. Ce sera fait au bout de 13 tirs et un bon mal de tête !!!

Enfin dimanche, nous rejoignons Laurent et Henri (SCA) pour poursuivre les travaux à la Pause. Laurent a bien avancé le chantier, le shunt est ouvert et nous travaillons dans l'aval. L'actif coule pas mal mais c'est supportable, un peu moins pour ceux qui sont sous la douche !!! Nous déblayons le tir précédent et un nouveaux tir. La suite est là derrière avec sa belle rivière, ne reste plus qu'a continuer....