mardi 31 octobre 2017

Ré-équipement de l'ancêtre

25/10/17
Participant : Eric G.

Au vu de faire de ce réseau magnifique une classique, je décide d'équiper les puits pour un meilleur confort pour des sorties en club (et ses équipes nombreuses). Le réseau était équipé explo. Le travail de l'ESR pour sécuriser les endroits délicats (après le secours de 2007) permet aujourd'hui de pouvoir accéder au dernier puits avant la trémie sans encombres et sans risques.


La famille KITS est de sortie
26 et 27/10/17
Participant : Eric G.

Suite équipement depuis la "cage auxpoules", P14, P63 et P55 jusque la trémie. Voici quelques photos de la sortie.
Au P14

Vue du départ plein pot du P55 depuis la main courante

Mise en garde à la trémie au bas du P55


Spécial Hallowen

29/10/17

Participant : JP, Pierre, Bernard, Olivier, Gaston, Bernardo (ESR), Eric

compte rendu de Pierre:

http://esr.figarola.fr/sorties/aven-de-lanc%C3%AAtre-0

mardi 24 octobre 2017

Désequipement de l'Ancêtre

Vendredi 22/09/17
Participant : Eric G.

Nous avions laissé, avec Louis, un kit de matériel après avoir exploré un chaos au fond d'un grand puits après le puits parallèle de boue. Louis avait repéré une faille avec une continuation probable mais avec désob au fond du chaos. En remontant, nous avions repéré un départ. Soucieux de récupérer ce kit, je me suis fait mission d'aller le chercher. Voilà, c'est la rentrée et un démarrage de campagne serait approprié me disais je!

Me voilà donc à l'entrée et je constate que dès le 2ème puits, le matériel en place commence à se piquer. Bref, une petite heure pour arriver au kit, je me met en quête du graal (le collecteur pour Font Estramar)

Nous avions laissé la corde sans nœud au bout pour arriver au palier et finir en désescalade sur le chaos (ça me rassure sur le fait que la porte soit restée fermée). J'entreprends d'aller voir ce fameux départ, et bien sûr des spits sont là (nous avions intelligemment laissé une trousse à spiter (mais mon Alzheimer m'a fait en prendre une autre)). Un P18 plus tard et j'arrive sur un bouchon de glaise indiquant la fin de ce fond. Une lucarne au fond ne donne rien et une autre à mi puits également.

Je décide de remonter un maximum de matos à sortir et à nettoyer. C80, C50, C40, trousse à spit ESR, quelques mousquetons bien piqués qui ne demande qu'un peu de tendresse. Difficile ce trou avec 2 kits au cul et toute cette boue collante et à la fois trempée.

Samedi 14/10/2017
Participants: Fanny R. (ind), Eric G. (Troglo)

Objectif : récupérer un maximum de matériel laissé sur place et surtout monter tout en haut de l'escalade réalisée quelques mois auparavant. En haut, peu d'espoir de continuation. Dans tous les cas, étroitures verticales en cheminée à élargir pour espérer entrevoir quelque chose. Nous décidons qu'il est temps de sortir tout le matos déjà bien attaqué (une drôle d’acidité règne dans cette partie de l'aven). 5 fractios en rappel de corde sont nécessaires pour revenir à bon port. Mais quelle galère de détricoter les nœuds sur une corde de 60 m glaiseuse à souhait car les mousquetons ne s'ouvrent plus ! 1h30 pour faire 35 m de descente.

Au pied de l'escalade, Fanny part avec le kit perfo, bien lourd ! Je continue le désequipement jusqu'à remplir le sherpa. Le trou est déséquipé jusque la côte -40, soit au fractio sous la lucarne après la Cage à Poule. Les passages dans la boue toujours difficiles, mais ce trou est pour moi énigmatique. Vivement le disto X2 pour mieux comprendre et savoir vers où est la Chapelle ! Merci Fanny d'avoir été là ! T'es une super co-équipière !!!

Dimanche 22/10/17
Participant : Eric G.

Ça y est, le trou est enfin déséquipé. Barre de soutènement du secours de 2007 sortie également. Y reste plus qu'à tout nettoyer !!

mercredi 9 août 2017

Voltige à l'Hydre

9 aout 2017
Participants : Marine F. (Goulus), Eric G. et Nicolas A. (TES)
Aven de l'Hydre (Feuilla - 11)

Eric et Marine viennent de rentrer des Picos. Marine ne connaissant pas la cavité, on se prévoit une petite sortie. Mais tant qu'à y être, on décide de retourner dans la partie supérieure du P43 et de poursuivre l'escalade de 1992. Rendez-vous est pris le mercredi matin au départ de la route du château d'Opoul. On charge les affaires et on entame la longue montée vers le radar. Vers 11h, nous sommes à l'entrée de la cavité.

La descente se passe sans soucis. On en profite pour revisiter et noter la fiche d'équipement du P40 qui mène au fond de -275 m. A la sortie des conduites forcées, Marine poursuit vers le fond. Eric et moi attaquons la remontée de 8 m au sommet du P43. La corde étant en place depuis 1992 et ne sachant pas sur quoi elle est amarrée, je remonte lentement dessus en étant assuré par Eric avec une corde dynamique sur les spits de l'escalade que je réutilise. Quelques gouttes de sueurs plus tard, nous voilà tout les deux au sommet du puits qui fait maintenant 51 m. D'ici, la vue est magnifique sur le passage de Mario Bross.

Le sommet est constitué d'un étroit palier se jetant dans un puits en faille pas bien large d'une vingtaine de mètres de profondeur. En face, on aperçoit l'accès au deuxième puits de 20 m. Les anciens avaient dû descendre de quelques mètres puis remonter pour l'atteindre. Nous, nous optons pour une traversée en main courante. Marine nous rejoins pendant que je pose 4 goujons et prend pied sur un balcon au sommet d'un vaste puits de 4 m de large pour 15 m de long sur 20 m de profondeur totalement tapissé de choux fleur blanc. Au fond, un étroit boyau vertical désobstrué permet de descendre de 5 m pour butter sur un fond colmaté par des blocs.

Notre objectif est d'escalader ce puits pour voir si l'on peut retrouver une partie des conduites forcées. L'extrémité opposée du puits ne semble pas présenter de départ flagrant et la beauté de la parois nous convainc de ne pas escalader cette partie. Nous attaquons une escalade au départ du puits en traversant vers un puits remontant. Eric pose 9 goujons mais la cheminée semble se terminer sur des arrivées impénétrables. Je prends le relais pour traverser la cheminée et atteindre un départ de méandre de voute se développant au-dessus du P20. Je parviens assez rapidement à l'entrée mais mon barda m'empêche d'y pénétrer. De toute manière, on commence à être bien crevé et Marine qui est malade a déjà commencé la remontée. Je rééquipe bien le parcours et rejoins Eric pour ranger le matos. En passant à Mario Bross, j'en profite pour faire un peu de nettoyage dans le tas de corde.

Nous remontons à un bon rythme avec quelques pauses clopes évidement. Nous rattrapons Marine qui nous attends juste avant le P50 et nous ressortons tous ensemble dans la nuit et en plein vent. Il est 00h. L'affaire aurait put en rester là mais une fois à Opoul, les clef de la voiture de Marine sont introuvable et nous seront bon pour un deuxième aller retour au radar. Au final, c'est en redescendant que les clefs seront retrouvées, tombées par hasard dans le sac d'Eric. D'autre part, avis au prochain qui descendront, Eric a perdu son gant dans le P43 et moi le mien dans le P20 !

J'ai oublié l’appareil sur ce coup là. A la place de photos, la topo actualisée du trou et un zoom sur le secteur du P43. On y voit l'escalade réalisée et tous les départ qui reste à revoir dans les puits parallèles.



jeudi 3 août 2017

Deux nouveaux Percno !

27 juillet 2017
Participants : Lionel Courmont (CEN-LR), Guilhem Laurents (PNR), Seb Henrion et Nicolas Aleman (TES) et en observateur Yves Aleman et André Fonteneau (GOR)
Falaises du Conflent

Comme chaque année, nous renouvelons notre collaboration avec les ornithologues du G.O.R. pour baguer des jeunes vautours Percnoptères. Nous avons de la chance, il est encore une fois dans la même aire ce qui nous facilite les choses vu que nous connaissons déjà l'accès. Il nous faut tout de même une bonne heure de marche pour atteindre le haut de la falaise.

J'équipe les deux petits rappels qui me déposes à l'entrée de la cavité où le vautour a élu domicile. Une entrée de 1 m 50 de diamètre environ s'ouvre sur une rotonde spacieuse d'environ 2 m de diamètre. Et là, surprise ! C'est encore une fois deux jeunes vautours qui m'attendent ! Je les déposes délicatement dans mon kit sherpa pour les remonter en haut de la falaise.

Lionel se charge du bagage et de la récolte de données (poids, taille...) pendant que Guilhem prend des photos de la bête. Une fois les deux jeunes parés de leur belle bague (PH7 et PH8), Seb descend les redéposer dans leur aire. Encore 3/4 d'heure pour nous pour rejoindre nos véhicules.








samedi 29 juillet 2017

De l'espoir au fond de l'Hydre

29 juillet 2017
Participants : Yannick D. (ind), Claude S. (CAF), Fanny R. (CAF) et Nicolas A (TES).
Aven de l'Hydre (Feuilla - 11)

Les travaux menés au fond de -396 m de l'Aven de l'Hydre laissent espérer une suite prometteuse. Samedi dernier, deux équipes se sont relayées pour faire avancer le chantier. Yannick et Claude partent aux aurores (7h30). Fanny et moi sommes plus raisonnable et décollons de Perpignan à 9h. Le temps de faire la route et de se préparer, nous entrons sous terre vers 11h bien content de se mettre au frais.

La descente se fait tranquillement, le temps que je puisse compléter la fiche d'équipement notée par Eric et de faire quelques photos. Nous rejoignons l'équipe du fond vers 14h. Ils ont élargi l'étroiture d'accès à l’alcôve, on passe maintenant facilement et l'on peut utiliser le sceau pour remonter les gravats. Le temps de manger un bout et l'on se relaie pour faire des tirs et évacuer les gravats.

Le départ entrevu par les copains la semaine précédente est bien bouché par les déblais. Nous effectuons quatre tirs de 2 à 3 pailles qui permettent de mieux entrevoir la suite qui se dessine sous forme d'un petit boyau horizontal entre éboulis calcifié à gauche et parois saine à droite. La faille plongeante est bouchée par les gravats des tirs. Claude et Yannick nous quittent vers 18h pour ne pas sortir trop tard. Nous continuons à deux les tirs jusqu'à épuiser les batteries.

Deux nouveaux tirs ne permettent pas d'y voir beaucoup mieux mais offrent un peu plus d'espace pour la désobstruction. Il faudra poursuivre l'élargissement en amont pour se faire un espace suffisant pour travailler correctement. A noter qu'un courant d'air soufflant sensible s'est fait sentir lors du débouchage d'un petit vide entre les blocs. L’amoncellement de gravats a complètement stoppé le courant d'air et les gaz de tir ont du mal à s’évacuer.

Une fois les derniers blocs sortis, nous entamons la remontée et nous n'avons aucune idée de l'heure. En tous cas celle-ci sera longue. En effet, nous avons tous les deux mal à la tête et nous sommes bien fatigués, ah les satanés gaz ! 1h30 du matin, nous émergeons enfin dans le brouillard du Montolier de Perellos après plus de 14h passées sous terre. Encore quelques minutes pour regagner notre véhicule et une bonne heure de route pour atteindre nos pénates !

En conclusion, la suite est prometteuse mais va demander encore du travail. On a laissé sur place 16 pailles et tous le matos de désob. Y a plus qu'à !!! ;-)

Le P53

Départ du P10

C'est bien par là le fond ?

L'escalade menant aux conduites forcées...

... et ses fameuses coupelles.

Yannick prépare la ligne, l'accès à l'alcôve est à ses pieds.

Fanny et Claude examine le résultat d'un tir.

La suite est au fond du pertuis.
 
Çà part à l'horizontal.

Le -700 c'est par  là ! La faille descendante est sous les gravats.

La fine équipe !

Jolie concrétionnement dans le P43 du fond.

Dans les conduites forcées.

Remontée du P27.

lundi 27 mars 2017

Une petite escalade...

12 Mars 2017
Participants : Nicolas A. et Eric G. (TES)
Aven du "Gaby". Opoul-Perillos
TPST : 7h.

Nous sommes allé voir le puits parallèle suivant le Puits de Boue. Nico a repéré un méandre intéressant au dessus du départ. Après une escalade de 7-8 m, on arrive à un palier avec au-dessus une cheminée et sur la droite un autre départ. On continu sur cette même cheminée sur 15 m puis une lucarne nous amène à une autre cheminée remontée sur une dizaine de mètres. Arrêt de l'escalade sur manque de matos.

La corde est équipée en fixe, encore 6-7 m avant d'arriver à la lucarne suivante. Un départ de méandre au pied de cette dernière cheminée avant la lucarne à voir également semble intéressant (de l'air par intermittence).

Le puits repéré au palier de boue où nous avions tiré (Gaston, Louis et Eric) est accessible par le haut ! Un spit en place mais ancien semble nous dire que le puits a été visité. Mais à revoir pour savoir si ça redonne sur le Puits de Boue ou sur son suivant parallèle.

Il y à tant à faire!

A bientôt

mercredi 11 janvier 2017

Barnum interdépartemental

Petit rappel, le 14 et 15 janvier 2017 se déroulera le barnum interdépartemental 66/11 dans notre département. Si vous êtes disponible, rapprochez vous de vos conseillers techniques pour les modalités de participation.

lundi 31 octobre 2016

Prospection à l'étranger

Lundi 31 octobre 2017
Participants : Eric G., Chloé P. et Nico A.
Massif du Montolier de Perellos (66/11)


Profitant de la belle journée qui s’annonçait, nous voilà parti pour prospecter le versant gavatx du Montolier de Perellos. Hé oui, une fois n'est pas coutume, nous avons pris notre courage à deux mains pour pénétrer dans ce territoire obscure et hostile qu'est la gavatxie, parfois maladroitement appelé Aude (;-). Grace à la piste menant au radar météo, nous gagnons pas mal de temps et de dénivelé. En début d'après midi, nous partons en direction du lieu dit le Four du Verre, sorte de large crête-plateau à cheval entre les majestueuses combes de la Balalène et de Laval. Deux avens pointés sur la carte IGN avaient attiré mon attention. Nous les retrouvons sans difficultés. Le premier, bien caché par des lierres, s'ouvre sur un plan incliné de blocs qui rejoignent rapidement la paroi vers -5 m, effaçant tout espoir de continuation. Le deuxième, de grande taille, est un puits d'une dizaine de mètres coupé en deux par un palier. Le fond est obstrué par les blocs mais un départ de puits reste à voir. Sur le chemin, nous découvrons trois autres petites entrées. La première laisse juste passer le corps pour se retrouver dans une alcôve. La suite semblait bien bouchée mais en remuant quelques blocs dans la terre une ouverture se forme laissant apercevoir un petit ressaut. A revoir pour finir de l'ouvrir même si pas d'air ce jour là. La deuxième donne accès par une étroiture verticale à un ressaut de 4 m. La suite est un départ vertical étroit obstrué par des blocs et quasi impossible à attaquer. Enfin sur le retour, un dernier départ est trouvé. Une petite faille laisse entrevoir le départ d'un puits, les cailloux descendent sur une dizaine de mètres. Il faudra revenir élargir l'entrée avec du matériel adéquate ! En résumé, une bien belle journée dans ce coin magnifique et sauvage. Je pense que peu de spéléo ont traîné leurs bottes dans ce secteur très intéressant. D'ailleurs, si les camarades audois qui me lisent ont des infos sur les explos qui y ont put être menées, je suis preneurs.

La première cavité découverte

 L'entrée n'est pas bien large

Un deuxième puits bouché à -5 m

La sortie n'est pas évidente
  
Un des avens marqués sur la carte IGN et bien caché par les lierres

Malheureusement très vite comblé par des éboulis

Une dernière découverte prometteuse sur le chemin du retour

vendredi 28 octobre 2016

Aven du Roboul

26 octobre 2016
Participants : Fanny R. (CAF), Eric
Aven du Roboul. Opoul-Perillos
TPST : 8h

Le RV est fixé à 10h à la maison. Préparation du matériel, surtout celui d’escalade et enkitage du perfo. Nous voilà prêt pour partir et une bonne idée nous viens, mangeons maintenant on ne portera pas la nourriture sous terre. Quelques patates rissolées et une pizza tarte oignons poivrons plus tard nous voilà partis. Entrée au Roboul à 13h qui est déjà équipé. Nous avions en tête d’explorer au maximum cet aven. 

Avec la belle corde des Picos de 6 m (et 15 ans d’âge sous terre) nous équipons le P3 d’entrée. Arrivés dans la salle Pouthus nous repérons des U en acier en guise de marches pour aller visiter une petite corniche située à gauche de la salle. C’est beau (attention la 1ére marche ne tiens pas). Une autre escalade en U est repérée sous la chatière Creus, elle donne dans une jolie petite salle bien concrétionnée avec un puits retombant sur le réseau principal. Arrivés à la salle Maryse nous entreprenons de chercher le réseau des toboggans. Pour y arriver une escalade entre les blocs de l’éboulis permet d’atteindre une niche avec soit à gauche un boyau étroit, glaiseux et bouché à son fond après 3 m de ramping, soit juste avant le départ du boyau un autre départ à nos pieds qui nous mène dans une succession de toboggans bien glaiseux. Un P6 plus tard et nous voilà au fond de ce réseau à la côte -75 m. Sur notre droite 2 boyaux bien humides avec arrivées d’eau et à droite une faille aux parois ciselées avec une lucarne remontante. Zut, on a laissé le matos d’escalade à la jonction des 2 réseaux. Pour une autre fois.

Nous poursuivons le réseau principal. Arrivés au départ du dernier puits, la topo de 1977 indiquait une cheminée remontante non escaladée. Je me colle à l’escalade pendant que Fanny équipe le dernier puits. De mon côté l’escalade se fait en oppo dans une multitude de blocs coincés et coupant dans une cheminée de 2m de diamètre. Me sentant seul et entendant des voix dans la salle Alberty je redescends dans l’idée de proposer à F. de m’accompagner pour cette exploration. Et là stupeur, F. m’explique qu’elle n’est pas arrivée au fond, un bruit de respiration l’ayant effrayée. Quoi, qui, comment est-ce possible ? Septique je rejoins Fanny au dernier fractio, je descends à mon tour et j’entends une forte respiration. On me disait donc vrai !! Mon cerveau ne fait qu’une étincelle et j’envisage la vraie et dure réalité ; un sanglier tombé au fond ? Ou bien comme la cavité était équipée sauf le puits du fond un spéléologue malheureux tombé et inconscient ne pouvant répondre ? Je pendule, je mets le spot et je cherche. Mes cris semblent contrarier cette créature car des variations « évidentes » je perçois. Ya quelqu'un?! Rien. Une créature inconnue ? Peu importe soyons courageux, fuyons ! Et là F. me demande de libérer la corde pour me prêter main forte. Oups, je dois me poser au sol ? Arghhhh. Libre. Nous cherchons dans toutes les directions cette malheureuse créature. Nous repérons le lieu du bruit et quelques blocs enlevés plus tard une infime sortie d’air à travers la glaise au-dessus du lac Tabarie fait des bulles et du bruit. Merci au puits d’avoir apporté cet écho de folie (surtout la nôtre). Et oui on a l’air malin là. Nous ré equipons en plein vide ce puits pour éviter les frottements de l’ancien accès. (en tête de puits aller sur la droite chercher le plein pot).

Nous reprenons l’escalade qui au bout de 15m aboutie sur un conduit bouché. 6 m avant le plafond une faille laisse passer un courant d’air significatif. Très étroite en son début, 1 tir pourrait bien nous permettre de passer. Mais la cheminée est constituée de blocs coincés,…coincés ? Nous entamons la remontée après avoir tenté de vérifier l’heure. Mais qui donc c’est assis sur mon kit contenant mon tél portable. (pas de doutes c’est bien moi). Dommage plus d’heure. Déséquipement de la cavité par F. qui gère ça nickel. Sortie à 21h rencontre avec les copains revenant de la Bouzigue et accueil bière chips. Merci les copains.


dimanche 9 octobre 2016

Exercice secours transmission

Dimanche 09 octobre 2016
Participants : Eric et Nico (TES) + 14 spéléos
Grotte de Montou, Corbères-les-Cabanes

L’heure de rendez-vous était fixée à 8h au SDIS 66. Le matériel est chargé dans le VLHR et nous prenons la direction de Corbères-les-Cabanes où nous retrouvons le reste de l’équipe vers 9h30. La première heure est consacrée aux rappels des procédures de transmission et à la présentation des différents moyens de transmission. Vers 10h30, deux équipes sont formées pour installer les TPS. La première installe son TPS à l’entrée 1 alors que la deuxième s’installe dans la Salle de la Coulée. A 11h, la communication est établie parfaitement et différents scénarii de communication sont effectués. Les TPS sont ensuite déplacés dans des zones avec des configurations d’installation plus compliquées. Le premier est installé dans l’entrée sablonneuse 2 et le second dans la salle ébouleuse de la Sortie. Malgré les difficultés, la communication parvient à être établit. Vers 12h30, les équipes se retrouvent à l’extérieur pour le repas.

En début d’après-midi, 3 équipes sont formées pour travailler les transmissions filaires. Une équipe installe le fil entre l’entrée 2 et 1 pour utiliser les Michiephones. La communication sera établie sans difficulté. Une deuxième équipe installe une ligne entre l’entrée 1 et la Salle de la Coulée avec deux généphones. Malgré le soin porté à l’installation, l’état du fil d’entrainement ne permettra pas la communication tout comme le dernier tronçon installé par la troisième équipe entre l’entrée 3 et la Salle de la Coulée. La communication sera tout de même établit à l’aide des Michiephones. La bobine de fil utilisée pour l’entrainement devra être remplacée par une des bobines neuves du stock. La journée se termine par un petit débriefing et le rangement du matériel au SDIS.

Malgré un changement de programmation indépendant de notre volonté, cet exercice a réuni un bon nombre de spéléo et a été une belle réussite. Les transmissions sont en effet un aspect essentiel lors d’un secours spéléo et l’ensemble des participants a pu travailler de façon optimale dans une très bonne ambiance. Merci à tous les participants à cet exercice et rendez-vous le 20/11/16 pour un mini-barnum !

dimanche 25 septembre 2016

Weekend à Périllos

24 et 25 septembre 2016
Participants : Seb H., Nico A., Éric G. et Céline.
Aven des Pétales, Caune des Trois Arbres, Aven du Sarrat de la Mourtre.


Départ de Perpignan samedi en début d'après-midi direction le massif des Corbières d'Opoul-Périllos. Nous nous rendons directement à l'Aven des Pétales dans la cuvette d'Opoul. La cavité ouverte au début des années 80 avait été depuis rebouchée. Louis G. a entrepris de la rouvrir et a fait un gros travail de désobstruction. Vers 15h, nous nous mettons au travail, et comme Louis nous l'avait indiqué, l'extraction de seulement quelques gros blocs nous permet de rouvrir la cavité.

Le passage est toujours étroit mais Éric et moi parvenons à nous y faufiler. On débouche dans une jolie petite salle. La suite est un enchaînement de passages plus ou moins larges entre de gros blocs et la paroi. Éric passe par un côté de la salle et moi de l'autre, on se retrouve une dizaine de mètres plus bas au sommet d'un ressaut de 3 m. Ici, le passage de l'eau est bien marqué avec une roche polie et de très nombreux galets. Une désescalade un peu exposée permet de poursuivre dans une galerie déclive de courte durée. La suite est un boyau étroit ponctuée d'une étroiture en angle droit. On débouche alors dans une vaste diaclase inclinée à 70°. On descend d'environ 5 m avant que la diaclase encombrée de blocs oblige quelques passages plus étroits. Quelques mètres plus loin, celle-ci butte de part et d'autre sur des remplissages de blocs. Malgré nos recherches, nous ne parvenons à déterminer l'endroit exact d'où vient le courant d'air qui parcours la cavité. En remontant, nous explorons un puits au sommet du R3. Le récit d'explo de l'époque annoncait un P30. Au final, Éric descend en oppo d'une douzaine de mètres dans un puits étroit. Au fond, un remplissage de galets barre le chemin et une désobstruction parait difficile. Nous refaisons surface vers 18h pour retrouver Seb.

Le soir même, nous montons à la Caune où nous somme rejoins par Céline (la colloque à Éric). Nous installons nos hamacs pour passer la nuit. Après une bonne grillade, nous passerons une bonne partie de la soirée sur les différentes voies qu'offre la cavité, une première pour Céline qui s'en sort haut la main. Dimanche, nous nous levons vers 9h. Le petit déjeuner est vite avalé et nous retournons rapidement sur les parois. Éric laissera pas mal de sueurs pour déséquiper la vire aérienne installée dans la nuit.

En fin de matinée, nous montons à Périllos pour manger avant de prendre la direction de l'Aven du Sarrat de la Mourtre. Celui-ci a été découvert en 82 par Steph F. et je pense qu'il n'a pas vu grand monde depuis. Éric et moi nous y engageons. L'entrée étroite en fissure de lapiaz donne au sommet d'un puits diaclase de 39 m. Certains vieux spits sont inutilisables, grâce à des amarrages naturels on parvient à descendre. Le passage se resserre ponctuellement à -24 m. Trois fractionnements et nous arrivons à la base du grand puits. Un dernier ressaut de 4 m est descendu en oppo pour toucher le fond boueux. Un petit méandre remontant bute rapidement sur une étroiture qu'il serait intéressant d'élargir. Nous remontons dans la foulé en repérant un puits parallèle à explorer à quelques mètres sous le départ du grand puits, à revoir lors de la prochaine explo. Après 1h30 d'explo, nous retrouvons la surface où les copains nous attendent sous un ciel menaçant. Sur le chemin du retour vers Perpignan, nous essuierons un violent orage.






lundi 19 septembre 2016

Aven de la Chapelle

19 septembre 2016
Participant : Eric et Nico
Aven de la Chapelle Sainte Barbe, Opoul-Périllos
TPST : 7h environ

Cela faisait un petit moment que nous avions laissé un départ à vérifier dans la cavité. Eric me motive à aller y jeter un coup d’œil. Nous voilà sur place vers 15h30 et nous préparons le matériel sous les bourrasques de tramontane. Vers 16h30, nous pénétrons dans la cavité. J'équipe les deux P10 qui mènent à la salle ébouleuse. On laisse le P40 qui du réseau principal pour descendre un P12 qui nous dépose au bas de la salle sur une grande trémie. S'en suit un parcours du combattant avec passage au travers de blocs plus que douteux pour pénétrer dans un système de méandres diaclases étroit. Au bout du parcours, un petit départ ventilé avec vu sur deux petits mètres.

Eric se colle au tir, une paille foire mais la deuxième lui permet de se faufiler. Il progresse horizontalement de quelques mètres et débouche en haut d'un P5. Un deuxième tir est réalisé dans l'étroiture pour faciliter l'accès et je le rejoins. Le P5 est vite descendu sur amarrage naturel mais la suite est étroite. Un pendule nous donne accès à un nouveau puits. Cette fois-ci, il faut équiper et deux goujons plus tard je descends ce joli P30. Au fond, un méandre étroit laisse entrevoir un vide d'environ 5 m. Ce sera pour une prochaine fois.

On remonte en fouillant quelques lucarnes sans intérêts. Nous mettrons pas mal de temps pour parcourir les nombreux passages étroits avec tout notre matériel et nous ressortons vers 23h30. De retour aux véhicules, plusieurs coups de fil nous indiquent que les copains s'inquiètent. On descend alors rapidement trouver un endroit qui capte pour arrêter les copains qui était déjà en route pour venir nous chercher ! Tout se finit bien, en espérant que la prochaine fois nous descendrons plus bas en quittant cette zone étroite... affaire à suivre !

vendredi 29 juillet 2016

Deux nouveaux Percnoptères bagués !

19 juillet 2016
Participants : Lionel, Tatiana, Aurélien (GOR), Sebastien et Nicolas (TES)
Falaises, Villefranche-de-Conflent

Encore une fois cette année, nous assistons les ornithologues du Groupe Ornithologique du Roussillon pour effectuer le baguage d'un jeune vautour percnoptère. Rendez-vous est pris mardi soir en fin de journée pour éviter les grosses chaleurs. Nous nous engageons sur le chemin vers 17h30 et il fait encore très chaud. La montée sera rude, mais le spectacle qu'offre le vautour venant nourrir son petit dans l'aire fait passer le temps plus vite. Au bout d'une bonne heure, nous somme à pied d'oeuvre au sommet de la falaise. L'équipement est une formalité vue que le couple s'est installé dans la même aire que les deux années précédentes. Je descend rapidement au niveau de la cavité où ils ont élu domicile, Seb reste en soutien au fractionnement 15 m plus haut. Je m'assois dans l'aire et j'ai la surprise de découvrir deux jeunes au fond de la cavité. Je sort mon kit sherpa et attrape le plus gros. Il résiste un peu mais j'arrive à le déposer au fond de mon sac. Le second, plus jeune, n'offre aucune résistance. Je charge le sac sur mon dos et remonte. Le baguage peut commencer : une bague à chaque patte, mesure sous toutes les coutures, pesée et prélèvement ADN. La manœuvre dure une petite demi-heure et je redescend déposer les petits dans leur cocon. Le temps de faire quelques photos et de déterminer les restes de leur repas (pie, poule, mouton...) et on les laisse à leur quiétude. Le retour sera plus rapide et à l'ombre. On valide l'opération par une petite bière, content de pourvoir suivre et protéger ce magnifique grand rapace.