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samedi 24 janvier 2026

Nouveau bulletin du CDSC66

Le nouveau bulletin du CDSC66 vient de paraitre ! 28 pages d’informations sur la spéléologie du département. Au sommaire, journée de sensibilisation à l’archéologie, le projet oncoparcours, l’activité des clubs, le coin musical, la salamandre tacheté ou encore l’Aven Jean. Félicitation à l’équipe de publication et bonne lecture à tou.te.s !

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samedi 25 novembre 2017

L'Hydre s'approffondie !

Samedi 21/11/2017
Aven de L'Hydre (Feuilla - 11)
Participants : Claude S., Xavier R., Jean-Marc C. (CAF), Eric G. et Nicolas A. (TES).

Eric et Rémi s'étaient arrêtés lors de la dernière séance au sommet d'un puits estimé à 6 m nécessitant encore quelques tirs pour pouvoir être descendu. Nous sommes cinq ce samedi pour en découdre avec cette étroiture et découvrir ce que cache la cavité au-delà de ce fond de -396 m.

Nous sommes au pied du radar vers 9h30. Claude et Xavier partent devant pour commencer les travaux au fond. Jean-Marc, Eric et moi suivons avec pour objectif de finir l'escalade dans le réseau au-dessus de Mario Bross et vérifier quelques points d’interrogation.

La descente se fait tranquillement et, une paire d'heures plus tard, on se retrouve au-sommet de l'escalade dominant le P43 de Mario Bross. Je commence à équiper le premier puits pendant que Jean Marc et Eric s'engagent dans l'escalade au-dessus du P20 final. Eric franchit rapidement l'étroiture suspendue qui nous avait arrêté la fois précédente et explore un petit méandre très concrétionné sur quelques mètres sans aucune suite. Il déséquipe l'escalade en redescendant. Pour ma part, le puits le plus éloigné bute sur des blocs au travers desquels on aperçoit du vide. Je tente une petite désobstruction sans succès. Je remonte pour équiper le puits le plus proche, celui du milieu étant plein de concrétions et retombant au même endroit. Deux P10 m'amènent à un fond comblé de blocs. Une cheminée correspond au premier puits descendu. Vers le bas, une petite lucarne laisse entrevoir une petite alcôve bien concrétionnée. Un autre petit trou semble donner sur un grand vide mais cela semble repartir vers le P43. Cette supposition est très vite confirmer par Jean-Marc qui redescend dans le P43 et avec qui je réalise une jonction son et lumière. Tout les points d'interrogation de cette branche étant levés, Eric et Jean-Marc descendent rejoindre les copains au fond. De mon côté, je finis de déséquiper la main courante et rééquipe l'escalade et l'accès au réseau de -400 m avant de les rejoindre.

Ils ont réalisé deux tirs de confort et nous poursuivons la désob vers le bas pour pouvoir maintenant franchir l'étroiture. Malheureusement, la roche est très faillée et ne facilite pas les tirs. De plus, une défaillance des piles pour le déclenchement nous fait perdre pas mal de temps. Toutefois, deux dernières pailles bien placées nous ouvrent la voie vers l'inconnu. Claude s'enfile dans l'étroiture et descend le P6 suivit par toute l'équipe. On prend alors pied dans une diaclase recouverte de choux fleurs ciselés comme de la dentelle, difficile de ne rien casser. En face, on retrouve le petit actif perdu quelques puits plus haut. Il s'engouffre dans un boyau descendant très vite obstrué par des blocs.

Il est 17h30 et je préfère remonter pour ne pas sortir trop tard. Les copains commence la désob et l'extraction de plusieurs blocs permet de voir un suite horizontale sur quelques mètres qui nécessitera une fois de plus les gros moyens. Cependant, le bon courant d'air passe bien par là ce qui motive pour la suite des travaux. Pour ma part, je sort vers 21h bien claqué. Les derniers sortiront vers 1h après avoir remonté les vieilles cordes qui trainées.

En conclusion, l'Aven de l'Hydre passe à -405 m environ. Le courant d'air nous indique clairement la suite mais de nouveaux travaux sont à prévoir. Allez, on y croit et on s'y remet !!!

Petites aragonites dans le supérieur de Mario Bross

 Le chantier vue depuis la salle de -396 m

Claude se prépare à filer vers l'inconnu


Ça reste tout de même pas bien large !

Le P6 vue du bas

Les parois sont couvertes de choux fleur très fragiles
 
 Une petite niche richement concrétionnée

Eric au pied de l'arrivée de l'actif, la suite est vers le bas

La suite est par là...
 
 La désob commence bien arrosée !

dimanche 1 mai 2016

Exercice secours à l'Aven Tura

01/05/2016
Aven Tura, Caudiès-de-Fenouillèdes
Participants : Sébastien Henrion, Sébastien Démeautis, Raphaël Jaud, Eric G., Chloé P., Nicolas Aleman + 18 spéléos

L’heure de rendez-vous était fixée à 8h au SDIS 66. Après récupération du VLHR, le matériel est chargé et les équipes partent en convoi en direction de Caudiès. Sur place, les trois véhicules 4x4 montent le matériel et le personnel jusqu’au hameau de Malabrac, une petite équipe fera la piste à pied. Les bâtiments du hameau permettent de déposer le matériel et de se changer à l’abri de la forte tramontane. Vers 10h, une première équipe composée de Stéphane F., Fanny R. et Eric G. part avec pour mission d’équiper la cavité jusqu’à -150 m, à la base du P36. Pendant ce temps, Jean-Laurent L. présente la caisse médicale aux personnels. Les personnels sont ensuite répartis en équipe de 3 avec un chef d’équipe, chaque équipe ayant pour mission d’équiper une partie de la cavité pour l’évacuation.
Vers midi, toute les équipes sont sous terre et s’activent sur leurs ateliers. La cavité n’ayant jamais l’objet d’exercice secours, plusieurs spits doivent être plantés, un bon exercice pour certains qui n’en ont pas l’habitude. Vu la configuration bien vertical des puits, les ateliers sont principalement des balanciers. La civière décolle du fond vers 15h et les obstacles s’enchainent. Les reprises se font sans difficultés. Seul une sortie de puits en méandre étroit nécessitera un peu plus de travail mais l’équipe en place trouvera une solution efficace pour extraire la civière de ce mauvais pas. La victime fictive est sortie du brancard en bas du P10 car l’étroiture en bas du puits d’entrée ne permet pas son évacuation. Le déséquipement de la cavité s’organise dans la foulée et la sortie des personnels s’échelonnera entre 18h et 20h. De retour à Malabrac, le matériel est rangé et un petit débriefing permet de clôturer l’exercice.
Le temps du trajet, nous nous retrouvons au SDIS vers 22h pour le rangement du matériel. Au vu de l’heure tardive, il est décidé d’un commun accord de nous retrouver le mercredi soir pour le nettoyage du matériel. Toutes les personnes ayant participé à ce nettoyage sont aujourd’hui vivement remerciées !!

Cela faisait quelques temps que nous souhaitions organiser un exercice sur le plateau de Malabrac. Ce haut lieu de la spéléologie locale n’avait pas vu les équipes de secours depuis de nombreuses années, excepté un barnum à l’Aven de la Vache. Malgré les difficultés (temps de trajet, accès, climatologie…), un grand nombre d’équipiers a encore une fois répondu à l’appel. Du point de vue technique, l’exercice s’est déroulé de façon optimale puisque la civière a été évacuée depuis la côte -150 m sans aucunes difficultés. Du point de vue formation, chaque équipier a su trouver sa place et s’intégrer au sein d’une équipe avec des missions diverses et dans des conditions de quasi-réel. Enfin, du point de vue organisation, les conditions météorologiques et la zone géographique éloignée ont fait déborder le timing, mais cela n’a pas affecté la détermination de la quasi-totalité des personnels engagés. Merci à tous les participants à cet exercice et rendez-vous le 20/11/16 pour un nouvel entrainement !

Départ pour l'équipement

Le refuge de Malabrac, camps de base pour le secours


Présentation du matériel médical


Le P56 de l'Aven Tura


Le puits d'entrée de 18 m de l'Aven Tura

Sur le lapiaz au bord de la cavité

mercredi 21 octobre 2015

35 plus tard, l'Aven Jean se dévoile

14, 16 et 19/10/2015
Aven Jean, Opoul-Périllos
Participants : Eric G., Nicolas Aleman, Christophe Sosa, Michel Ruiz, Sébastien Henrion, Jean-François Vermotte, Xavier Renavant, Fanny Richard.

L'histoire commence il y a 35 ans, lorsqu'une équipe de l'ESR (Gaby et Victor Guitard, Roger Mir, Claire Rodenas, Yves Auléry, Jacques Ribes et Jacquy Saguer) découvre et désobstrue le 24 mars 1980 un trou souffleur près du Barrenc du Figuier. Ils explorent alors une série de puits jusqu'à -95 m qui deviendra une classique du plateau de Périllos : l'Aven Jean. En remontant, ils explorent un petit réseau étroit remontant jusqu'à un puits parallèle borgne.

L'histoire reprend en septembre 2015 lorsqu'une équipe du CAF Perpignan rééxplore ces passages. Au-dessus du petit puits terminal, Eric réalise une escalade de 13 m et atteint une lucarne derrière laquelle on aperçoit un passage pénétrable. Une première tentative d'élargissement échouera malgré l'emploi de 6 pailles, de cartouches Hilti et de détopeurs !

Nous revoilà sur site (Eric, Nico, Michel, Christophe et Seb) le 14/10/15 à la tombé de la nuits. Nous effectuons un premier tir dans la lucarne étroite permettant l'accès à l'escalade. Le passage bien élargit, un tir est réalisé dans la lucarne au sommet du puits. Le passage est enfin ouvert mais reste engagé. Christophe parvient à se faufiler et je le rejoins dans une petite salle concrétionnée, ça continue. On attend les copains qui montent le puits. Nous reprenons l'explo tous ensemble. Sur la droite, on remonte une coulée sur deux mètres pour déboucher dans une grande salle. Le concrétionnement est de toute beauté avec de grands gours, de grandes draperies et de jolies excentriques. On progresse avec prudence jusqu'au fond de la salle. Là, au bas d'un petit ressaut dans des blocs concrétionnés, un passage étroit descendant nous mène dans une deuxième grande salle toujours aussi belle. Sur le bord de celle-ci, nous repérons un départ descendant dans une grosse trémie, ce sera pour la prochaine fois. Au fond de la salle, un passage dans des blocs nous amène dans une diaclase qui se finit sur une coulée remontante. Au sommet, un petit passage verrouillé par un bloc calcifié nous laisse entrevoir une nouvelle petite salle ! Il est près de 1h du matin, nous somme euphorique mais il est temps de remonté, on garde la suite pour plus tard...

On n'aura pas pu attendre très longtemps, et dès vendredi soir, nous revoilà à l'entrée de la cavité. Eric et moi entrons plus tôt dans la cavité en topographiant. Nous somme rejoins au niveau des grandes salles par Christophe, Jean-François et Xavier. Nous filons vers l'étroiture du fond. Quelques coups de massette bien placés et nous passons tous de l'autre côté dans une petite salle. Un plan incliné fait suite et amène très vite au sommet d'un puits de six mètres. Deux spits et nous voilà en bas. On continue à descendre sur une coulée jusqu'au départ d'un nouveau puits. Sept mètres plus bas, on pose pied dans une diaclase au sol boueux sans suite évidente mais avec un jolie concrétionnement dont un plafond de grandes fistuleuses. Nous retournons alors dans la deuxième grande salle et descendons entre la paroi et de gros blocs calcifiés. Après un parcours tortueux, on se retrouve devant une étroiture dans la calcite derrière laquelle s'ouvre un joli puits. Nous passons derrière (sauf Chris qui coince) et descendons un vaste P11 qui se termine sur un fond plat de boue sans aucune suite. Nous remontons joyeux de cette nouvelle première même si les perspectives s'amenuisent. Lundi, retour sur place de Eric et Fanny qui rééquipe correctement l'escalade et visite la cavité.

















Si vous souhaitez visiter ce nouveau réseau, merci de respecter l'équipement en place et de ne pas sortir du sentier balisé pour ne pas salir les concrétions. Nous devons encore nettoyer quelques traces de notre passage et améliorer le balisage. L'accès à cette partie de la cavité reste relativement étroit. Ci-dessous la topo provisoire de la cavité, le dessin n'est pas fini et quelques passages doivent encore être topographiés.


dimanche 6 avril 2014

Barnum secours 11

Samedi 5 avril, nous sommes 12 spéléos à nous retrouver au SDIS 66 : Seb, Yannick, Toto, Cyriel, Fred, Romain, Gaston, Jean-Yves, Louis, Domi, Michel et moi. Départ à 14h, direction le petit hameau de Castanviels au-dessus de Citou dans le massif de la Montagne Noire.

Sur place, nous retrouvons nos amis audois qui sont au travail depuis le matin dans l'Aven du Ruisseau de Castanviels. Le scénario est une victime souffrant d'une fracture à la jambe à -170 m.

Nous sommes engagés sous terre vers 22h avec pour objectif d'évacuer la civière de -70 m à la sortie. Les équipiers sont répartis sur les différents ateliers et la victime est extraite de la cavité vers 2h du matin.

Les discussions spéléos finiront tard dans la nuits malgré un levé aux aurores pour le débriefing et le rangement du matériel. En bref, une très bonne organisation qui montre encore une fois la qualité et l’efficacité des relations 11/66 en secours spéléo !

Quelques photos prises par des camarades :